Égalitariste-complémentaire

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 Information ou déformation???

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P-A-P



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MessageSujet: Information ou déformation???   Mer 3 Mai - 4:47

Étant donné que nous sommes en guerre et que la vérité est la première victime de la guerre,,, Est-on informé ou on est entouré de plein de propagandes???

Claude Beauregard sur la presse et la guerre!!!

Razz

http://www.radio-canada.ca/Medianet/2006/CBF/IndicatifPresent200605020906.asx

C'est à 29 min, un ex-militaire qui parle de la propagande journalistique au service des militaires! pale
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Gintonik

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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Jeu 11 Mai - 0:23

Effectivement. Pourquoi ce silence autour de ce soutien odieux et grandissant de la presse aux crimes des gouvernements. Que font les journalistes d'enquête? Qui les bâillone? Pourquoi certains sujets sont-ils totalement occultés ou abordés que sous un seul angle conplaisant? Pourquoi? Que se passe-t-il?

_____________




«Le journalisme a une fonction d’utilité sociale»

Livre . Divina Frau Meigs étudie la fragilisation des métiers de l’information, le risque de l’instrumentalisation par les lobbies et ses conséquences politiques.

Sociologue des médias, Divina Frau Meigs examine la relation à l’information de la société américaine depuis le 11 septembre 2001. Elle met notamment en perspective les tentatives d’instrumentalisation dont les journalistes et les entreprises de presse font l’objet. Et qui concernent aussi l’Europe et la France.

Dans votre dernier ouvrage vous démontez la manière dont la nouvelle droite a réussi à reprendre la main sur le terrain médiatique aux États-Unis.

Divina Frau Meigs. Aux États-Unis, la presse a constitué un pouvoir plus fort que chez nous dans les années soixante et soixante-dix. Les industriels et les politiques américains ont donc été alertés beaucoup plus que les nôtres. Au moment même où se déroulait le Watergate, des mouvements politiques américains réfléchissaient déjà au moyen d’éviter la reproduction d’un tel scénario à l’avenir. Des groupes de réflexion ont décortiqué le mécanisme de montée en puissance de la gauche libérale. Ils ont constaté à quel point son discours avait pénétré celui des hommes politiques. Ces « think tanks » ont décidé de se réapproprier ce mécanisme en l’inversant à leur profit.

Comment ont-ils procédé ?

Divina Frau Meigs. Leur réflexion a été très « stratégisée ». Il y a eu par exemple la création d’un observatoire des médias de droite. Il est venu se confronter à un autre observatoire qui émanait des médias plus traditionnels. De manière systématique des entités d’opposition ont été créées. Petit à petit, localement d’abord, elles ont grignoté du terrain notamment à la radio avant de s’imposer dans les médias de masse. Ces groupes de réflexion ont tissé une toile tranquillement auprès de gens qui se sentaient menacés, notamment les Blancs pauvres du centre du pays.

La liberté d’expression n’est donc plus une valeur intouchable aux États-Unis ?

Divina Frau Meigs. Ces groupes de réflexion se sont rendu compte que la liberté d’expression était manipulable. Pour eux, la gauche sociolibérale avait manipulé la liberté d’expression pendant la guerre du Vietnam ou l’affaire du Watergate. Ils se sont dit : nous allons faire la même chose.

Quelle a été leur stratégie ?

Divina Frau Meigs. Ils ont essayé de faire de la persuasion de type propagande. Ils ont commencé à pénétrer les grands médias en se basant sur les principes de gauche. Au nom de la liberté d’expression, ils ont revendiqué le droit à aller sur les plateaux et celui de présenter des points de vue opposés, voire extrêmes, à ceux qui dominaient.

Les lobbies industriels n’utilisent-ils pas les frustrations pour en finir avec la presse libérale américaine qui ne les dérangeait pas du point de vue idéologique mais sur le terrain économique ?

Divina Frau Meigs. Effectivement, la grande presse a mis l’accent de temps en temps sur les crises américaines. Plusieurs de ces crises résultaient de vrais scandales économiques. Les grands groupes industriels ont une méfiance très grande à l’égard des journalistes. Ils ont déjà essayé de les évacuer et de les déconsidérer en tentant de désacraliser la grande presse. Ils ont essayé également de capter l’opinion publique. Il fallait être patriote et être capitaliste. Être patriote car les grandes industries protègent les États-Unis, notamment celles de la défense et des

médias. Parallèlement, ces groupes se sont lancés dans une mise aux normes du journalisme en s’appropriant les entreprises de presse. Il y a de plus en plus de magnats de la presse qui sont aussi magnats du pétrole ou de l’industrie. Il s’agissait de brider le pouvoir médiatique pour le remettre au service de l’industrie et du commerce.

Internet facilite cette entreprise...

Divina Frau Meigs. Aux États-Unis comme en France quand Internet a été découvert, il a été présenté sous la forme de l’innovation technologique et donc du progrès. Mais l’usage social et politique d’Internet est devenu autre. Il sert notamment à promouvoir des forces conser- -vatrices. Elles se le sont approprié dans un usage régressif. Un événement comme celui du 11 septembre 2001 est déclencheur d’un certain nombre de sentiments que le politique et la nouvelle droite utilisent.

La fragilisation de la presse est-elle en train de se produire en Europe ? La télévision et la presse écrite généraliste semblent y avoir perdu de leur crédibilité comme de leur audience...

Divina Frau Meigs. C’est toujours délicat de transposer. Mais il faut se méfier d’une trop grande désacralisation de la presse, d’une désaffection du public pour les journalistes, et des frontières juridiques qui disparaissent entre les pouvoirs. Cela donne la possibilité à un petit groupe bien organisé et qui a bien compris la manière dont fonctionne la propagande de s’accaparer la presse en décidant de l’agenda, c’est-à-dire de ce qui sera un sujet ou pas.

C’est déjà une pratique politique en France...

Divina Frau Meigs.Je pense que Nicolas Sarkozy a fait cette analyse. On voit bien qu’il se rend compte que le discours d’autorité du politique peut fonctionner et créer l’agenda. Il emploie des mots qui appuient sur un bouton orange dans la population. Il teste en grandeur nature des mots, des valeurs qui vont lui permettre de cons- ruire plus tard toute sa rhétorique. Il atteint son objectif car la grande presse reprend ses problématiques.

La convergence des intérêts politiques et industriels est-elle aussi organisée qu’aux États-Unis ?

Divina Frau Meigs. TF1, c’est Bouygues. Il y a quand même une instrumentalisation là aussi. Ces puissances industrielles poussent la France et l’Europe vers du néolibéralisme. On risque de se retrouver avec le triangle de fer, c’est-à-dire l’alliance objective entre les pouvoirs politique, économique et médiatique. En France, on commence à voir cette coalition d’intérêts entre un certain nombre de politiques, de grandes corporations et de lobbies qui agissent en Europe auprès de la Communauté européenne. La presse peut fonctionner avec et répercuter leur position ou être anesthésiée et obligée de suivre leur pente. Nous ne sommes pas à l’abri.

Comment se prémunir contre cette instrumentalisation ?

Divina Frau Meigs. Les gens doivent comprendre que nous avons extrêmement besoin des journalistes et de leur indépendance. Sinon la démocratie ne peut pas bien fonctionner. La profession, elle-même, doit aussi se prendre en main et résister à cela. La stratégie de convergence fait qu’il n’y a pas de raison que les médias considérés comme commerciaux n’entrent pas dans le rang.

Le journalisme est donc plus utile que jamais...

Divina Frau Meigs. On demande au journalisme des choses impossibles qui sont notamment de nous créer de l’espace public, des priorités et des faits sur lesquels on peut avoir une réflexion commune. C’est en cela que la profession a une fonction d’utilité et de responsabilité sociale pour laquelle il faut se battre.

Comment emmener le public à inverser la tendance à la perte d’audience ?

Divina Frau Meigs. Un sursaut est nécessaire. Mais ce sursaut ne peut survenir que si l’on alerte les gens. Les chercheurs et les intellectuels ont donc un travail d’explication à faire. L’élite intellectuelle s’est un peu fait confisquer par les médias. Vouloir passer dans les médias oblige à édulcorer son discours. Il faut des médias indépendants pour que les intellectuels aient un espace de parole. Mais il faut que les intellectuels résistent aux sorties de dix secondes et à la tentation du narcissisme.

Qui a détourné le 11 septembre? Journalisme, information et démocratie aux États-Unis, collection « Médias, recherches », coédition INA-de Boeck. 27,50 euros.

Entretien réalisé par Marianne Behar
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P-A-P



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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Sam 13 Mai - 3:19

Très intéressant ton article gin!!!

L'information devient de plus en plus contrôlé et cela même par ici!!!

On nous parle souvent de la chine, de cuba ou endroits dans ce genre pour nous dire, Oh!!!!!!!! Combien libre est notre presse... mais est-elle vraiment si libre???

Citation :
27 avril 2006
Liberté de presse au Québec


Une petite gêne
Steve Proulx

Lors de la Journée mondiale de la liberté de presse, le 3 mai, on rappellera que trop de journalistes, en Chine comme en Biélorussie, sont menacés, muselés, emprisonnés, assassinés. Au Québec, on s'en tire mieux. La liberté de presse est-elle pour autant acquise?


L'an dernier, la journaliste Émilie Dubreuil tenait un scoop. Selon ses informations, des écoles privées juives subventionnées par le ministère de l'Éducation enseigneraient aux élèves que la Terre est le centre de l'univers et que l'Homme est une créature du bon Dieu. Pour elle, il y avait matière à reportage. Après avoir réussi à décrocher des entrevues avec des rabbins, la jeune journaliste a contacté le ministère de l'Éducation. "Je voulais qu'on m'explique pourquoi le ministère subventionnait ce genre de programme d'enseignement", dit-elle. Là, c'est le mur. Après plusieurs tentatives, une relationniste du ministère a fini par lui répondre que seul le ministre pouvait commenter ce dossier. Or, puisque le ministre ignorait tout de la chose, il n'accorderait pas d'entrevue!

Plutôt que de se décourager devant l'absurde, Émilie Dubreuil a persisté. Entre les mois d'octobre et de mars, elle a téléphoné au ministère chaque jour pour solliciter les commentaires d'un fonctionnaire plus informé que le ministre. "C'était devenu ma petite routine matinale", dit-elle. Sans succès. Elle ne recevra qu'un courriel de trois lignes, sans aucune valeur pour son reportage.

Des anecdotes du genre, nul besoin d'une enquête approfondie pour en trouver. Tous les journalistes ont la leur. Plusieurs petites gênes empêchent quotidiennement les journalistes d'informer la population. En les connaissant mieux, on comprend pourquoi certains articles ressemblent à des publicités, pourquoi d'autres semblent
à mille lieues de l'intérêt public, et pourquoi la langue de bois jouit d'une si belle tribune.

"Cela fait 28 ans que je suis journaliste et, d'année en année, je constate la multiplication des obstacles dans la cueillette d'informations", dit Alain Gravel, animateur de l'émission Enjeux et président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)
.

Depuis deux ans, la FPJQ publie son "dossier noir" des communications gouvernementales. Un compte-rendu des pratiques qui polluent le travail des journalistes.

On y apprend que certains organismes publics ne répondent aux journalistes que par écrit, ce qui nuit aux médias comme la radio et la télévision (ceux qui informent la majorité de la population). Aussi, on force parfois les journalistes à envoyer leurs questions par écrit. Une mesure qui permet à la personne qui sera éventuellement interviewée de refuser de répondre si, en cours d'entrevue, le journaliste pose une question qui n'a pas été prévue au programme. D'autres fois, des relationnistes vont jusqu'à exiger de lire le texte d'un journaliste avant sa publication.

Le contrôle des communications gouvernementales a connu un nouvel épisode, en février dernier, lorsque le gouvernement Charest a décidé de mettre les 22 directeurs des communications des ministères et les 300 agents d'information sous l'autorité du conseil exécutif. Pour la FPJQ, cela prouve que "la priorité du parti au pouvoir est avant tout de préserver son image en contrôlant strictement l'information qui [émane] de l'État." Toutefois l'État n'appartient pas au parti au pouvoir, déplore la FPJQ, mais à tous les citoyens.

La situation n'est pas plus rose au fédéral. Sitôt premier ministre, Stephen Harper a décidé de restreindre l'accès des courriéristes parlementaires aux élus fédéraux. Une mesure jugée "antidémocratique" par les deux principaux syndicats des médias canadiens.


ASSAUT DES LOBBYS

Selon un récent article du magazine Le Trente, il y aurait au Québec quatre relationnistes pour chaque journaliste. Une puissante industrie de l'influence s'assure que les organisations qui en ont les moyens jouissent d'une bonne visibilité médiatique.

Les experts en relations publiques savent parfois même où frapper lorsque les journalistes ne se plient pas à leurs volontés. Un journaliste, qui préfère garder l'anonymat, nous a raconté que parce qu'il avait annulé une entrevue avec le patron d'une grande entreprise, celle-ci a résilié les contrats d'annonces publicitaires qu'elle avait avec le magazine qui employait le journaliste. Une forme de représailles que de petites publications ne peuvent souvent pas se permettre.

Professeur de journalisme à l'Université de Montréal, Jean-Claude Leclerc parle d'un véritable "assaut des lobbys". "On est inondé de communiqués et de convocations à des conférences de presse, dit-il. Alors que tous ces relationnistes travaillent dans l'intérêt de leur client, pas dans l'intérêt du public."


Parce que les médias subissent un bombardement intensif de la part de tous les groupes d'intérêts, qu'il s'agisse de Greenpeace ou de l'Institut économique de Montréal, les journalistes sont devenus les "scribes des chicanes de tout le monde", croit Jean-Claude Leclerc
. Les pages d'informations des journaux sont désormais truffées des points de vue et des réactions de tout un chacun. "Nous sommes revenus aux guerres d'opinions qu'il y avait dans les journaux du XVIIe siècle", dit M. Leclerc.

FAIT DE CONCENTRÉ

Sans menacer directement la liberté de presse, la concentration des médias inquiète néanmoins. "Cela tue la diversité des voix", note le président de l'Association des journalistes indépendants du Québec, Jean-Sébastien Marsan.

La situation dans certains coins de la province préoccupe déjà. "Plusieurs hebdos régionaux sont la propriété de Quebecor, dit-il. Ces journaux ne publient pas d'éditoriaux, pas de courrier des lecteurs et aucun texte d'opinion. Il n'y a donc pas de débats qui se font dans ces journaux. C'est dangereux, surtout lorsqu'on sait que les hebdos de Quebecor ont souvent le monopole dans leur marché."

Au Québec, on n'enferme pas les journalistes. On ne retourne pas leurs appels, on fait preuve d'opacité et on investit de gros sous pour diriger leur plume au "bon endroit". Heureusement, nous vivons toujours dans un pays libre où il n'est pas risqué d'écrire un papier qui s'interroge sur ce beau principe qu'est la liberté de presse...

http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=41490

affraid
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P-A-P



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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Lun 15 Mai - 4:56

Citation :
Iran, culture de masse et humeurs
[4 mai 2006]


Iran
Foreign Policy : « The oil shield »


Naissance de la culture de masse
Sciences humaines : « L'invention de la culture de masse » (avril)


Humeurs
Psychologie magazine : « Nos humeurs tombent-elles du ciel? » (avril)

» Pierre Thibeault


http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/72570.shtml#

http://www.radio-canada.ca/Medianet/2006/CBF/IndicatifPresent200605040906_1.asx
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Jeu 8 Juin - 5:34

Citation :
British Israel Propaganda And Deceit

[Editor's Note: This is the first chapter of a very important book which I only recently stumbled upon thanks to the forwarding efforts of Tim White concerning an article written by Barbara Aho. The role of British elites in the creation of the state of Israel and their manipulation of Christian fundamentalists to set the stage for an utterly bogus and fabricated Armageddon/End Times scenario in order to usher in the satanic one world government is a lesson in Machiavellian deception par excellence. Helen Peters lays out the plot and the plotters, step by step, with stunning clarity and insight; an amazing job of research and investigation.All the more fascinating, as this was written back in the late 1960s, soon after Israel's remarkable defeat of Egyptian forces in the 1967 six-day Arab-Israeli War.


http://educate-yourself.org/cn/unionjack1chap10jul05.shtml
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Sam 1 Juil - 23:00

Excellent article de Jeff WIlliam!!! Very Happy

Citation :
La mort du journalisme
publié le mardi 17 janvier 2006
par: Jean-François William

La faillite appréhendée, du 4ième pouvoir, sonne-t-elle le glas du journalisme traditionnel? Consolidations, synergies et lobbyistes sont-ils en train de tuer la profession autrefois admirée pour son indépendance de pensé, sa rigueur et son sens de l'éthique?

La presse et les médias ont-ils perdu de vue leur mission d'être les chiens de garde des citoyens et de la démocratie contre les abus des trois pouvoirs traditionnels: législatif, exécutif et judiciaire. Sont-ils encore la voix des sans voix?

Les temps ont bien changé. Les journalistes se retrouvent, aujourd'hui, aussi respectés qu'un vendeurs de chars usagés. Une méchante descente aux enfers pour une profession qui a autrefois engendré un René Lévesque alors qu'aujourd'hui on a droit à Jean Lapierre. Mettons que le souffle didactique manque d'ampleur!

La Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ) vient justement de se demander comment consolider la crédibilité des journalistes, lors de son récent congrès. www.fpjq.org

Une piste? Faudrait commencer par agir en journaliste.

« La mécanique médiatique représente un des principaux moteurs de l'industrie du consentement... Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu'il contribue largement à mettre en scène. » -A.Rindel
L'info divertissement, le mélange des genres, l'hyper commercialisation, le rabâchement en boucle du même contenu et la surenchère auto suffisante sont-ils en train de distortionner notre vision du monde et discréditer les messagers?

Transparence, crédibilité et rigueur : la fin d'une époque?

Un sondage américain confirme le malaise grandissant entre le public et les médias qui sont supposés les informer. C'est 85 % des Américains qui croient que les reportages de nouvelles sont tendancieux. De ce nombre, 48 % croient qu'il s'agit d'un préjugé libéral, 30 % conservateur et 12 % les deux. Les gens sont… mélangés !

Pourtant, 83 % des répondants affirment qu'il est vital que les journalistes insistent pour avoir accès à l'information lorsque les autorités officielles résistent. La moitié des gens croit, par contre, que les médias exagèrent les problèmes ou sont trop sensationnels et 77 % sont convaincus que les nouvelles ne sont pas diffusées si elles peuvent nuire à de gros intérêts financiers. Le public est…perplexe!

On sent l'arnaque, le peuple n'est pas dupe mais ne reçoit aucun message d'apaisement. Preuve à l'appui; la presse canadienne vient de désigner Conrad Black, personnalité de l'année dans les milieux d'affaires, pour la 3ième année consécutive
. Pissant! http://info.branchez-vous.com/Finance/051230/F123028U.html

La réalité réinventée

Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil. - Bernard Pivot

[..] Raymond Corriveau, Président du Conseil de presse du Québec s'exprime : »Il devient de plus en plus difficile de justifier l'investissement de sommes importantes pour produire une information rigoureuse et de voir s'établir une concurrence basée sur la frivolité ou, pire encore, sur l'insulte. Comment pouvons-nous accepter la marchandisation de la nouvelle sans brader les principes qui justifient notre propre existence? » www.conseildepresse.qc.ca

Il pointe dans la direction de Bonnie Anderson qui… « parle de la disparition d'une tradition rigoureuse du journalisme au dépend d'une information gouvernée par l'industrie du divertissement. Les médias sous cette tendance lourde participent finalement à l'érosion du processus démocratique et au désintéressement des électeurs à la chose politique. » www.tvnewsflash.com et www.buzzflash.com/interviews/05/03/int05013.html

[...]Le taux de participation aux élections périclite, la ligne de démarcation entre le réel et le virtuel s'estompe. On suit la politique comme une game de hockey ou la finale de Loft Story. La finalité quotidienne du politicien est de passer aux nouvelles. Point à la ligne. La glorification du star système ratisse large. Une tranche importante de la population délaisse l'exigeant processus démocratique pour plutôt choisir de vivre par procuration, en aspirant aux modèles glamourisés qui nous sont imposés à grands coups de bâtons médiatiques. Voir Post Scriptum # 1 Star système

Un simulacre efficace pour qui?
Les films « Wag The Dog » et « The Truman Show » ont brillamment abordé le sujet du chevauchement de la réalité et du spin. Cette notion, autrefois, bien identifiée au mensonge est aujourd'hui enseignée comme le nec plus ultra des outils de communication.
www.transparencynow.com/trusig.htmet www.motherjones.com/commentary/columns/2005/11/wag_the_dog.html

L'apparence de justice demeure essentielle à l'exercice de l'application de la loi comme celle de la démocratie. Les dichotomies entre ces deux mondes parallèles doivent s'estomper pour garder la cohésion et l'illusion de l'exercice démocratique aussi vivante qu'efficace. La survie du système en dépend.[..]

Revenons sur le cas de « Wag The Dog »;. Le rôle des médias, dans les 2 guerres du Golf Persique, a plus ou moins scellé la perception qu'il y a péril en la demeure. On s'est rendu compte, éberlué, que si la réalité ne faisait pas l'affaire, on avait qu'a s'en fabriquer une autre plus docile, quitte à ce qu'elle soit de pacotille et qu'elle tienne la route le temps de son utilité médiatique.« Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité. » - Nicholas Murray Butler. Le meilleur exercice sur le sujet demeure la série culte Max Headroom. Un classique télévisuel, aujourd'hui pratiquement introuvable, qui exposa aussi bien l'aspect Big Brother des médias que son absolu contrôle sur la psyché du public. Décapant! www.maxheadroom.com et www.spiritone.com/~brucem/trivmax.htm Voir Post Scriptum # 2 Max Headroom

La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau. - Henri Jeanson

Preuve de concept 1

Papa Bush pour pouvoir engager les USA comme mercenaire des pétrolières arabes. [...]Les Citizens for a free Kuwait, un paravent pour l'émir kuwaitien ont embauché la firme de relation publique Hill & Knowlton pour les aider à faire avaler la couleuvre au peuple. Ces petits génies ont concocté une abracadabrante histoire de bébés arrachés à leurs couveuses et abandonnés à une mort certaine, sur le plancher. Le tout, livré par une jeune mère en pleurs. D'un pathétique consommé, la scénette 100% fictive a pourtant réussi à tourner l'opinion publique en faveur de papa Bush. Et hop la guerre! www.whatreallyhappened.com/incubatorlie et www.prwatch.org/books/tsigfy10.html

Le temps que les médias se réveillent, identifie l'arnaque et l'expose; le travail de propagande était consommé. Trop peu, trop tard ! www.whodies.com/lies_gulf_war.html Je n'ai pu trouver de condamnations, concernant le rôle qu'a joué dans cette affaire Hill & Knowlton. Le statut de mercenaire de l'info et du spin semble aussi admiré qu'envié. Que la sagesse politique populaire s'écrase!

Le même stratagème a efficacement été utilisé pour fiston Duh bel-ya, avec l'histoire des armes de destruction massive. Dans ce cas, les médias ont tellement été fourvoyés qu'ils ont cru important de faire leur mea-culpa public des mois trop tard alors que le mal était fait
.On est en droit de se demander si c'est de l'incompétence crasse ou de l'aveuglement dirigé! www.freespeech.org/fscm2/contentviewer.php?content_id=1031

Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu'ils veulent, mais ce que nous décidons qu'ils doivent avoir. - Richard Salant, ex-président de CBS News

À la décharge des médias actuels, il faut souligner que la pratique n'est pas nouvelle. La guerre du Vietnam a été initialisée par la même astuce. Le faux incidents du Golf du Tonkin avaient, alors, donné le feu vert aux USA pour escalader sa présence au Vietnam. http://en.wikipedia.org/wiki/Gulf_of_Tonkin_Incident et www.fair.org/index.php?page=2261

Le scandale de l'écoute électronique, par l'administration Bush, au dépend du Congrès, de ses employés (CIA, DIA) et de leurs contacts dans les médias, confirme aussi le laisser-aller des médias sur des sujets cruciaux comme ; le respect de la constitution du pays qu'ils servent.. http://mediamatters.org/items/200512240002 et http://mediachannel.org/blog/node/2599

En un an, l'organisation Media Matters a répertorié et corrigé 1,531 instances de bavures journalistiques, en 2005, et, plus de 2,834 depuis sa création, en 2004. http://mediamatters.org/items/200512230004

Follow the money!

Le dernier grand coup d'éclat, de la profession, fut dernièrement salué avec le dénouement surprise mais tardif du scandale du Watergate.. www.watergate.info

Depuis on a eu droit à une disparition progressive du journalisme d'enquête. La pratique, jugée trop onéreuse et risquée est sacrifiée à l'autel de la consolidation médiatique, en cours. Un autre effet pervers de la globalisation. Les organisations à la Reuters, nous mâchouillent la nouvelle qui nous est transmise, via les bonzes locaux,trop heureux d'économiser sur la création originale. Remplir les vides entre les annonces de chars et de bière est une exigence quotidienne.
http://today.reuters.com/news/home.aspxet www.ap.org

Quand on sait qu'autant Québécor, Gesca que le Devoir utilisent, à plein, les services de la presse canadienne; on est en droit de se demander, quel pourcentage des nouvelles reflète la réalité non tarabiscotée à la sauce de l'unité canadienne. www.cp.org Mais ça c'est une autre histoire et j'y reviendrai!

www.democraticmedia.org/issues/mediaownership/chart.html

Comme si l'aplatventrisme face aux commanditaires n'était pas assez débilitant, l'opportunité d'imposer une homogénéisation des contenus et une ligne éditoriale dirigé, et imposée via d'immenses réseaux, fut trop tentante. www.monde-diplomatique.fr/2003/04/KLINENBERG/10116 et www.thenation.com/doc/20020107/miller

L'activisme, ouvertement politique de Fox et CNN, nous démontre éloquemment la direction que la propagande va prendre. Outfoxed : Rupert Murdoch's war on Journalism confirme que l'aliénation politique procède de la même façon que l'obscurantisme religieux. Répétez un mensonge assez souvent et éventuellement la vérité s'estompera. www.outfoxed.org Propagande oblige!

Le plan de match
L'attaque de l'administration Bush, envers les medias, est concertée. De la même façon, dont les républicains ont réussi à transformer la droite religieuse en une force politique, ils s'attaquent, maintenant, aux médias avec encore plus d'ardeur et de détermination. L'organisation, Free Press, a même décortiqué le plan qu'ils s'appliquent systématiquement à imposer, en 7 points
. www.freepress.net/presswar/ Notez que la recette s'applique aussi au Canada ; spécialement quand on en vient à la guerre au séparatisme. Le cas de Berlusconi en Italie est aussi des plus explicite.www.pbs.org/wnet/wideangle/shows/berlusconi/resources.html

Le plan consiste effectivement à consolider le paysage médiatique, mais plus encore. On cherche à infiltrer les télés d'état (PBS et NPR aux USA), à éliminer la dissension dans les médias de masse ( Salut Parenteau !), à compliquer et limiter l'accès aux informations gouvernementales et à cultiver le cynisme envers les médias. Tous les moyens sont bons pour ces « control freaks » de l'info.

L'ingénierie sociale ne se limite pas à l'info. Il faut aussi investir le domaine scientifique (le design intelligent). http://fr.wikipedia.org/wiki/Dessein_intelligent et www.nytimes.com/pages/science/sciencespecial2/index.html?excamp=GGGNintelligentdesign

L'univers culturel sert, admirablement bien, à modeler la psyché populaire. Le statut de l'artiste aussi est en train de régresser à son ancien état d'esclave de la royauté qui, dans ce siècle, est issu des empires médiatiques et non plus du sang bleu.

Preuve de concept 2

L'hégémonie que la corporation Clear Channel s'est bâtie, grâce à la ronde de dé réglementation des médias américains de 1996, donne une bonne idée des effets pervers de la consolidation médiatique en cours. Clear Channel possède 1239 stations de radio (son plus proche concurrent n'en dispose que de 260). De plus, Clear Channel détient, opère et « book » les spectacles de 135 des plus importantes avenues au monde. L'espace me manque pour brosser un tableau complet. www.clearchannel.com

Autrement dit; si vous voulez une carrière, vous faites exactement ce que Clear Channel vous demande ou c'est bye bye la visite! Un artiste plus obéissant, vous remplacera illico. La censure aussi revient au galop. Une liste de 150 chansons, dont « Imagine » de Lennon, sont jugées offensantes pour l'ambiance post 9/11. No joke!J'en passe et des meilleures. www.clearchannelsucks.net/, www.media-alliance.org/ et www.salon.com/ent/clear_channel/

La cerise sur le sundae est que Clear Channel appuie largement la caisse du clan Bush qui veut finir la job etcomplètement déréglementer les ondes publiques. La FCC (le CRTC américain) cherche à consolider l'alliance de la droite politique et des consortiums médiatiques. Même les rock stars en ont plein le cul et s'organisent pour faire le ménage. www.moveonpac.org/vfc/

Que font les journalistes?
Plusieurs se contentent d'exposer les points de vue des partis…et voilà le travail ! D'autres, offrent leur expertise de scribes aux plus offrants et deviennent de véritables mercenaires de l'information, en acceptant des contrats pour mousser une politique du pouvoir en place. Cette prostitution de la profession est-elle symptomatique d'un laisser faire, peu commun ?Oh, que non ! Le proxénétisme de l'information s'affirme comme tendance lourde. Voir les liens en Post Scriptum # 3 Journalistes mercenaires

D'autre embellissent, exagèrent ou inventent, carrément, le matériel qu'ils publient.(voir le lien pour les nomes)

Ces bouffons, déguisés en journalistes, et leurs maîtres politiques ont la cote aux USA. Mais, heureusement, la résistance s'organise
. www.freepress.net/hallofshame et www.publicintegrity.org

La pratique semble pourtant se généraliser, alors que l'on apprend que l'armée américaine place des articles dans les journaux Irakiens pour mousser la légitimité et les bienfaits de leur présence au pays. www.ledevoir.com/2005/12/01/96552.html?255

Même l'implacable nouveau ténor de l'hégémonie amerloque, Christopher Hitchens, en est outré. www.slate.com/id/2131566/?nav=tap3 Un cas intéressant ce, Hitchens. www.hitchensweb.com et http://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Hitchens.

Le néo-libéralisme touche tout les axes économiques. La privatisation de la propagande coule de source après celle de la guerre. www.guardian.co.uk/international/story/0,3604,1103566,00.html et www.williambowles.info/ini/ini-0215.html Toujours ces foutues apparences qu'il faut préserver à tout prix…

Halliburton, Carlyle et Bechtel, c'est autour des boites de communication de récolter le pactole de la guerre en Irak. www.informationclearinghouse.info/article5832.htm[..]. Alors que le chaos ambiant de Bagdad empêche les vrais journalistes d'exécuter leur travail, il faut bien instruire le bon peuple, quitte à remplacer l'information par la propagande. www.informationclearinghouse.info/article11328.htm

http://toile.mastodonte.com/spip/article.php3?id_article=590

sunny
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Dim 2 Juil - 2:43

Petite chanson qui en révèle pas mal...

Son of A Bush de Public Enemy

http://www.foolfactory.com/haus/movies/Public_Enemy_SON_OF_A_BUSH.htm

Very Happy
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Jeu 20 Juil - 21:33

Je ne suis plus capable des expressions de désinformation comme dommages collatéraux et frappes chirurgicales, et vous???

Citation :
Les mots de la guerre

Ce que la guerre a changé dans les mots

par Marie Gobin
Lire, juin 2003

En temps de guerre, l'euphémisme est roi et l'hyperbole guette. Il est instructif d'observer les façons dont les chefs de guerre utilisent les mots. Et comment les médias les relaient.

Des "bombes intelligentes" Alors que notre méfiance avait été légitimement aiguisée par les fameux «dommages collatéraux», l'expression récurrente de la guerre du Golfe, en 1991, voilà qu'il nous faut redoubler de vigilance, encerclés que nous sommes par de nouveaux substrats, qu'il s'agisse de «cibles d'opportunité», de «bombes intelligentes» ou encore de «tirs amis». L'euphémisme paraît une nouvelle fois être la règle, avec toutefois cette différence de taille, si l'on compare la guerre du Golfe de 1991 à la «guerre en Irak», ce dernier événement ne nous est plus livré clés en main. Multiplication des réseaux d'information oblige. Pourtant, il y a comme un air de déjà-vu. Comme disent les Américains. Jocelyne Arquembourg, chercheur en sciences de l'information et de la communication, auteur du Temps des événements médiatiques (De Boeck/Ina), qui consacra sa thèse à la couverture médiatique de la guerre du Golfe rappelle qu'en 1991 il s'agissait pour les Américains de «promouvoir une guerre «chirurgicale», avec très peu de morts». «La guerre du Golfe était une guerre très sophistiquée sur le plan technologique, qui évacuait tout ce qui a trait au corps, à la blessure, à la mort», analyse-t-elle. Si «dommages collatéraux» demeure un terme déréalisé, il est aujourd'hui mêlé, selon la linguiste, aux termes de «morts» ou de «victimes civiles». Une manière de les réhumaniser et de leur redonner corps qui contraste avec le discours médiatique de la guerre du Golfe. Faute d'images sans doute, ce conflit apparaissait de manière aseptisée, désincarnée. Louis-Jean Calvet, linguiste, auteur de Linguistique et colonialisme (Payot), regrette le manque de distanciation face à ces expressions: «Dommages collatéraux ou tirs amis ne sont pas même mis entre guillemets. Mais il est vrai qu'il n'existe pas de signes de ponctuation d'ironie», remarque-t-il avant de constater qu'aujourd'hui «dire «victimes» en lieu et place de «dommages collatéraux» est perçu comme un engagement, lorsque c'est faire preuve de bon sens.» Et il conclut: «Tout ça relève du trucage sémantique.»

Au hit-parade de la supercherie sémantique, les fameuses «bombes intelligentes» (les smart bombs). Et ce pour deux raisons, la première étant que la récurrence de l'expression qui émergea avec la guerre du Golfe ne correspondait pas avec la réalité des faits: leur emploi était minoritaire par rapport aux armes dites «classiques». La seconde est que si elles furent plus utilisées durant la guerre en Irak, l'arsenal américain s'étant modernisé, «ça tue quand même», rappelle Dominique David.

Mais ce trucage sémantique n'est pas à seule destination des médias. Il est aussi propre au langage militaire. A ce sujet, Alice Krieg-Planque, analyste du discours et auteur du savant Purification ethnique: une formule et son histoire (CNRS Editions), note que ««dommages collatéraux», comme nombre de termes militaires, est un euphémisme qui vise non pas tant à masquer les choses qu'à les rendre supportables aux yeux des militaires eux-mêmes».

http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=45065/idR=200/idG=

No
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Ven 21 Juil - 21:07

Intéressant site sur ce sujet!!!

Citation :
CRIMES AND CORRUPTIONS OF THE NEW WORLD ORDER NEWS

http://mparent7777.livejournal.com/

http://www.tpmcafe.com/blog/marc_parent/
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MessageSujet: Re: Information ou déformation???   Ven 18 Aoû - 3:58

Citation :
Définition:

La propagande est l'"action systématique exercée sur l'opinion pour faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social" (Larousse 2006)

Mais la propagande peut aussi viser à faire accepter une personne (homme politique, chef d'Etat illégitime etc.) ou encore imposer des pratiques sociales (délation de ses semblables pour les régimes totalitaires, campagnes anti-tabac ou voile pour les femmes...)

D'une manière générale, la propagande désigne les moyens déployés pour influencer l'opinion dans le sens que l'on veut. Ces moyens sont issus de techniques de communications les plus simples comme la réthorique aux plus élaborées (marketting, publicité etc.) mais aussi des techniques de manipulation mentales nées des découvertes de Freud ou de Pavlov et des experimentations de ces techniques par les régimes totalitaires du XXeme siècle.

Dans son art de la guerre (en ligne ici), Sun Tzu édictait déjà une série de principes visant à modifier le rapport des forces à son avantage au moyen de la désinformation et de l'intoxication.
Entretenir des espions dans l'armée ennemie pour y propager des rumeures, entretenir les espions ennemis dans son armée pour les désinformer, diviser le camp ennemi en entretenant des dissenssions dans sa hiérarchie etc.

Les types de propagandes que nous nous proposons de dénoncer ici sont de formes très diverses. Elles ne sont plus seulement le fait d'Etats mais de groupes politiques qui lui ont donné une ampleur nouvelle tout en reprenant les anciennes techniques éprouvées des régimes totalitaires: matraquage et utilisation de l'image.

Il est important de distinguer les différents types de propagandes: blanche, noire ou grise (le classement est de la C.I.A.) en voici des exemples:

-Propagande blanche: provenant d'une source ouvertement identifiée et qui ne s'en cache pas. Les gouvernements en sont les plus grands instigateurs. Ce type de propagande ne peut être le fait que des Etats eux même ou de partis politiques connus et reconnus car elle repose principalemet sur le matraquage, l'adhésion préalable des personnes qui y sont soumises et la censure. La propagande blanche vise principalement à renforcer un sentiment déjà existant dans la population (antisémitisme, gloire ou défense de la Nation/Patrie etc.) ou à matraquer une pensée unique en ayant exclu toutes les autres par la censure.

Exemple de propagande stalinienne: Staline est effectivement le seul et unique au gouvernail après avoir éliminer tout ses opposants.

A noter que la censure peut-être utilisée dans les deux sens: utilisation de la censure pour ne faire apparaître qu'un seul message ou dénonciation de la censure (existante ou pas) pour apparaître en victime:

La campagne du non à la constitution européenne lors du réferundum du 29 mai 2005 a beaucoup dénoncé la prétendue censure du non dans la presse. Cette dénonciation a jouée sur le fait que le pouvoir a pris parti pour le oui et usera de tout les moyens à sa disposition pour que sa campagne l'emporte. On en appel donc ici à la croyance que le gouvernement utilise forcément la censure pour combattre une idée qui est en fait majoritaire ("Il censure forcément puisqu'il veut que la constitution passe"; "Il est obligé de nous censuré car nous sommes plus nombreux etc.")


-Propagande noire: provenant d'une source apparament amicale mais en réalité hostile.
Celà se fait en créant des officines de soutien ou en développant des réseaux et en se cachant derrière etc.
Grand théoricien en la matière, L. Ron Hubbard, fondateur de la scientologie, a donné à la technique de "propagande noire" une définition supplémentaire: organiser le discrédit de toute personne tenant sur la scientologie un discours objectif ou négatif (pour qu'il ne reste plus que le discours positif). En fait, toute personne ne soutenant pas ouvertement la scientologie sera visée par la technique.
Hubbard préconisait dès 1974 l'emploi de la technique en ces termes: «S'il se présente une menace à long terme, vous devez immédiatement évaluer la situation et provoquer une compagne de propagande noire afin de détruire la réputation de la personne et la discréditer de telle manière qu'elle soit mise au ban de la société».
Ainsi, à grand renfort de rumeurs, les scientologues visent à jeter le discrédit sur tous ceux qui s'opposent à elle ou qui sont simplement neutres à leur égard.


-Propagande grise: Proviens d'une source apparament neutre mais en réalité hostile. Par exemple subventionner des auteurs et des réalisateurs en sous-mains, des journalistes (Fox News) pour faire croire à un élan réel alors que c'est une campagne de propagande.


Voici quelques exemples de proagande noire-grise de la scientologie (tout l'art visant aussi à obscurcir la source au maximum: on ne sait pas si la source est noire ou grise)

1)Le CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme) est un organe de la scientologie. Il envoit des rapports aux députés ou aux professionels sous le sigle CCDH. Les rapports sont considérés comme émanent du CCDH (Commission Consultative pour les Droits de l'Homme) qui est une commission gouvernementale reconnue par l'Etat et dont les avis doivent assister le premier ministre.

2) Autre technique scientologue: l'infiltration du Conseil de l'Europe, infiltration de l'ONU par le biais des ONG etc.

3) Dans le même ordre d'idée, une autre méthode tout aussi efficace, le vol de nom

Remarque: Selon G.Durandin, auteur de " L'information, la désinformation et la réalité" (Paris, PUF, (coll. Le psychologue), 1993) "La propagande blanche est généralement plus efficace en temps de paix, mais en temps de guerre les populations adverses sont plus méfiantes des "propagandes" provenant de d'autres pays. En temps de guerre la propagande noire est beaucoup plus vraisemblable car la population croit que les messages proviennent de source sure et amie(...). Il est important pour se rendre crédible, dans ce type de propagande [noire], d'affirmer plus de vrai que de faux "

Ainsi, en temps de guerre, on préferera une bonne campagne de propagande noire à destination de l'ennemi en complément d'une campagne grise à destination de sa propre population (on est quand même en démocratie où l'opinion publique a une certaine influence)

Il est cependant important de noter que la propagande blanche prime sur les autres. En principe une bonne campagne de propagande doit faire adhérer toute la population: donc les journalistes, les réalisateurs et les auteurs compris qui sont censés relayer le message officiel de leur propre chef.
De la même manière, si l'on a mené une bonne campagne de propagande à destination de l'ennemi, un très classique largage de tracts doit suffire à démoraliser la population voir à la soulever.

Concernant les résultats d'une propagande, une série de sondages réalisés aux Etats-Unis mettent en évidence les conséquences et les effets de la propagande officielle sur la population (résultats des sondages sur ce site)


La contre-propagande:
La contre-propagande rassemble les moyens employés pour empécher ou réduire les effets d'une propagande. La contre-propagande défensive est de nature à réduire l'impact d'une propagande ennemie sur sa cible, la contre-propagande offensive, elle est de nature à attaquer le groupe auteur d'une propagande pour le décrédibiliser.
La contre-propagande utilise les mêmes techniques que la propagande. Elle est donc assez difficilement distinguable.

Quand la contre-propagande deviens une propagande
La récente affaire des caricatures nous offre cependant des exemples magnifique de propagande noire, grise et blanche et aussi de contre-propagande:
L'ingéniosité réside dans le fait que les islamistes ont déclenchés une contre-propagande alors qu'il n'y avait aucune campagne initiale. Ils ont réussis à transformer quelques dessins en une (soit-disant) gigantesque campagne de propagande anti-musulmane et celà en orchestrant la campagne de (soit-disant) "réponse de l'Islam". Et la "réponse de l'islam" (menaces de morts, d'attentats, manifestations violentes) apparait (à juste titre) en occident comme une restriction de la liberté d'expression. Avec leurs slogans, les islamistes sont apparus comme les représentants de l'Islam. Leur campagne de contre-propagande persuade les médias que c'est l'ensemble des musulmans dans le monde qui veulent interdire la liberté d'expression en occident et d'autres médias se font les relais d'une campagne initiale de publication des caricatures qui n'existait, à l'origine, que dans la campagne islamiste. Les mensonge islamiste "d'insulte à l'islam" est devenu une vérité dans le monde musulman et celui de "choc des civilisations", une vérité en occident.



http://www.blogdemagog.com/site/articles/antiprop/propagande.htm

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