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 C'est le temps de changer ?

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MessageSujet: C'est le temps de changer ?   Jeu 11 Mai - 21:20

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Girlpower



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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Mar 16 Mai - 5:35

LETTRE À MARIE PLOURDE, JOURNAL DE MONTRÉAL
Mythes et faits sur la détresse "des" hommes

15 mai 2006

par Micheline Carrier



Madame Marie Plourde
Journal de Montréal

Madame,

Je suis surprise de la naïveté que reflète votre article intitulé « Le temps de changer ? » publié dans Le Journal de Montréal du 11 mai 2006. Surprise aussi que vous laissiez croire, à partir des démonstrations exhibitionnistes de quelques pères, que tous les hommes sont en détresse et laissés à eux-mêmes, et tous les pères discriminés.

Pourriez-vous me dire sur quoi s’appuient les affirmations suivantes ?

« Bien sûr, Morin n’est pas le porte-étendard des pères en crise, il n’est qu’une goutte d’eau de plus dans l’océan des hommes perdus et il s’agite.

« On ne parle plus de cas isolés ; c’est symptomatique d’un grand malaise sociétal. Ça fait la une des bulletins télévisés, des journaux, mais ça ne va pas plus loin. Personne ne bouge, on attend d’autres gestes désespérés, on dirait.

« Les hommes ne se retrouvent plus, ils n’ont pas de modèles positifs pour les inspirer, pas d’oreilles pour les écouter, pas de gouvernement pour les épauler, et on ne leur tend pas de perche. »

LES hommes ? Lesquels ? Ce n’est pas parce que quelques hommes gueulent sur la place publique et que deux ou trois attirent l’attention sur des ponts que LES hommes en général sont en crise et ne savent plus comment se comporter. Et qui crée les modèles des hommes ? Les modèles de femmes sont-ils tous positifs et inspirants ? Certes, il faut s’occuper de la détresse chez les hommes comme chez les femmes, leur venir en aide, mais ce ne sont pas tous les hommes pas plus que toutes les femmes (tous les pères pas plus que toutes les mères) qui vivent cette "détresse" extrême.

Vous reprenez à votre compte des lieux communs rabâchés par une poignée d’hommes comme si c’était là une évidence. Vous faites vôtres les lamentations de Content d’être un gars, dont le site propage la haine et le mépris, et de l’Après rupture, qui diffuse des faussetés, lorsque vous écrivez : « C’est peut-être pour cette raison que le gouvernement ne répond pas aux divers regroupements qui veulent aider les hommes en crise. Les demandes de rencontres avec les ministres de la Santé et de la Justice se multiplient pour tomber dans la filière 13 ».

Pourriez-vous démontrer ce que vous avancez ? Que savez-vous de l’agenda de ces deux ministères ? Ne faites-vous que rapporter ce qu’une poignée de plaignards disent ou avez-vous vérifié si les ministères refusent vraiment de les rencontrer et, le cas échéant, pourquoi ? Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’il n’existe pas de ressources pour les hommes désespérés ou en difficulté ? Vous êtes-vous renseignée sur ces ressources auprès du ministère des Affaires sociales, du ministère de la Justice et des CLSC ? Si vous le faisiez, vous découvririez qu’il en existe beaucoup plus que vous ne le pensez.

Il est plus facile de jouer la carte du mélo et de l’apitoiement - c’est aussi plus "glamour" auprès d’une partie de votre lectorat - que d’écrire en vous basant sur des faits. Toutefois, les journalistes et les chroniqueur-es n’ont-ils/elles pas la responsabilité de s’informer et de tenir compte des contextes au lieu de colporter des sornettes et des préjugés ? Plutôt de nous servir, réchauffé, le discours larmoyant sur les injustices et la détresse des hommes, discours qu’on retrouve partout dans les médias depuis quelques années, il serait plus utile, au strict plan de l’information - et n’est-ce pas dans ce domaine que vous oeuvrez ? - de documenter vos affirmations.

Je vous envoie ci-dessous quelques liens d’articles que vous pourrez imprimer et lire, si cela vous intéresse d’en apprendre davantage sur le sujet que vous traitez. Ils contiennent aussi des références qui vous mèneront à d’autres ressources documentaires. Vous y apprendrez, entre autres, que la majorité DES hommes, divorcés ou non, ne sont pas désespérés et "perdus" ; que la grande majorité des divorces ou séparations n’aboutissent pas à des drames concernant la garde des enfants (lire la juge Dubé-L’Heureux sur le sujet) ; que la grande majorité des pères sont des pères responsables et capables de s’entendre sur la garde des enfants avec leurs ex-conjointes et ne ressemblent en rien aux quelques individus qui réussissent à attirer votre attention en grimpant en haut des ponts, exemple extrême à partir duquel vous généralisez.

Vous pourrez constater, en lisant la documentation, qu’il y a parfois de très bonnes raisons de refuser la garde ou le droit de visite à certains pères, notamment lorsqu’ils ont un passé d’homme violent et irresponsable. Celui dont vous parlez entre dans cette catégorie. Son enfant est sous la protection de la DPJ qui a sans doute des motifs valables de lui refuser, pour l’instant, le droit de visite à son enfant. Les enfants ont aussi des droits, en premier lieu celui d’être protégés. Qui croira que cet homme pense d’abord au bien de son enfant ? Après le comportement qu’il a eu cette semaine, je souhaite ardemment que cette enfant soit protégée davantage si elle est un jour en contact avec lui. Pas vous ?

La Revue canadienne VIH/Sida et Droit" rapporte que : "Québec - Le 6 juin 2001, Mario Morin a été condamné à six ans de prison pour voies de fait graves, après avoir été reconnu coupable d’avoir infecté son ancienne petite amie au VIH en ayant avec elle des relations sexuelles non protégées sans lui divulguer sa séropositivité. (G. Gagnon, « Le juge et le sida », Le Nouvelliste, 8 juin 2001, 8 ; « Man sentenced to six years for HIV infection », Vancouver Sun, 7 juin 2001,A5 ; « Jail terms for pair on HIV charges », Edmonton Journal, 7 juin 2001,A12. » Selon le réseau Canoë "...le frère de Mario Morin a dit que ce dernier lui a confié être prêt à aller très loin pour qu’on se souvienne de lui. Il aurait de nombreux antécédents judiciaires (...) Depuis 1999, Mario Morin a été impliqué dans plusieurs causes de harcèlement, menaces et voie de fait." Sachant cela, vous n’hésiteriez pas à accorder un droit de visite à cet homme ou à un de ses semblables ?

J’aimerais savoir quelle est votre attitude à l’égard des femmes qui essaient de protéger leurs enfants de pères violents après un divorce ou qui divorcent pour ce motif. Ce sont des cas plus fréquents que celui de pères privés, injustement ou légitimement, de leurs enfants. Par exemple, le jour précédant la publication de votre article, trois femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint au Québec (voir « Pourquoi cette violence ? »). Des femmes tuées par des conjoints, c’est tellement fréquent que c’en est devenu banal.. et toléré. Cela n’émeut pas autant que la "détresse" d’un homme qui grimpe sur le pont Jacques-Cartier et, quand on s’en émeut, c’est davantage pour s’attarder sur la "détresse" des meurtriers que sur le sort de leurs victimes, femmes et enfants. Vous savez sans doute que ces actes extrêmes ont parfois d’autre motivation que la détresse, notamment un désir de contrôle et de pouvoir.

Le temps de changer, oui : le temps de renoncer aux clichés et aux préjugés.

Bien à vous,

Micheline Carrier

P.S. D’intérêt public, cette lettre sera également publiée sur le site Sisyphe et diffusée dans différents réseaux communautaires.

Adresse courriel de Marie Plourde : mplourde@journalmtl.com

DOCUMENTATION

* L’ex-juge Claire L’Heureux-Dubé réfute l’idée que les tribunaux discriminent les pères divorcés
* Mythes et réalités sur la garde partagée et le droit de visite
* Des lunettes féministes au secours des enfants - Mémoire du Centre des femmes de Laval et de l’R des centres de femmes du Québec sur le Projet de loi 125 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse
* L’influence des groupes de pères séparés sur le droit de la famille en Australie
* La paranoïa paternelle triomphera-t-elle ?
* Sur ARTE, des reportages sur un fait social rarement abordé
* Quand les pères se vengent : le dossier ARTE
* Un programme qui prive les enfants de leur mère
* Les enfants du divorce ont besoin de notre protection
* Les partisans des "droits des pères" veulent imposer la garde partagée obligatoire, par l’Association nationale de la femme et du droit
* La violence et les lois sur la famille
* Des mères se battent contre la "Justice" pour protéger leurs enfants
* Quand l’État livre mères et enfants aux agresseurs au nom des droits des pères et "pour le bien des enfants"
* La résidence alternée, une loi pour les adultes ? par Maurice Berger, psychiatre et psychanalyste
* Enquête sociale générale de 1999 sur la victimisation : Statistique Canada sous influence masculiniste
* The other side of fathers’ rights controversy, Liz Richards, National Alliance For Family Court Justice, Annandale, Va.
* Quand donc les hommes ont-ils renoncé à la parole ?
* Briser le silence : les récits des enfants
* Rubrique Sociétés + plusieurs sous-rubriques - Dans cette rubrique, on trouvera de nombreux articles sur la famille, la garde partagée, la violence, les masculinistes, et maints autres sujets.

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Livres de Sisyphe

Mis en ligne sur Sisyphe, le 15 mai 2006

Micheline Carrier

P.S. Adresse courriel de Marie Plourde : mplourde@journalmtl.com


Source - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2315 -
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Gintonik

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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Dim 11 Juin - 22:51



"On revendique l'égalité absolue"

propos recueillis par Marie Huret
9 juin 2006

Le chanteur catalan Cali revient sur son combat pour ne plus être "un papa du dimanche". Samedi, l'association SOS-Papa va dégainer ses tracts

Dans votre album Menteur, vous disséquez la paternité blessée. Et vous avez fondé une association pour défendre les pères divorcés. Pourquoi?
Il y a six ans, je me suis séparé de la mère de Milo, mon fils, à l'époque âgé de 2 ans. En sept minutes, un juge a décidé que je n'aurais pas la garde de mon môme. J'ai dû prouver que j'étais un bon père et je me suis fait traiter de troubadour par l'avocat adverse. Le verdict: un week-end sur cinq. Je devenais un papa du dimanche. Or pour moi, un père, ça lange, ça balade, ça emmène son enfant à l'école. Je fais partie de cette génération qui a assisté à la première échographie, aux cours de respiration. Cela fait longtemps que les pères ne vont plus aux champs à 5 heures du matin! J'ai lu les tracts des Chiennes de garde: il ne faudrait pas séparer l'enfant de sa mère. Mais, merde, ce n'est pas cela qu'on demande! On revendique l'égalité absolue: un père, autant qu'une mère, peut s'occuper de ses enfants.

Après quatre ans de lutte, vous avez obtenu la résidence alternée. Vous réclamez son application systématique…
Pourquoi ne serait-elle pas décrétée d'office par le juge? Ensuite, seulement s'il y a un problème, on en discute. Je ne dis pas que c'est la solution idéale, mais elle me semble plus juste. Quand tu n'as ton fils que quarante-huit heures par mois, tu n'essaies de vivre que du bonheur concentré. Et là, c'est une faute, j'ai péché là-dessus: un enfant, il faut le gronder, surveiller les devoirs. L'équilibre père-mère doit être total pour qu'à 14-15 ans ce petit con normal respecte notre autorité. Si jamais on nous ampute de son enfance, nous les pères, le môme aura le droit de nous dire, quand il aura 15 ans: Tu es qui? Et tu étais où?

En réalité, très peu de pères demandent la garde alternée. D'autres fichent le camp…
Ils sont minoritaires! Et on les amène sur la voie de la démission. A l'école, il y a eu une année où la maîtresse de mon fils, très amie avec mon ex, ne me mettait au courant de rien, refusait de me donner les dessins. J'ai écrit à l'inspecteur d'académie, elle est montée sur ses grands chevaux, mais tout s'est calmé. J'ai reçu ce qu'il fallait quand il fallait. Heureusement mes sœurs, mes amis m'ont dit: Ne lâche rien. Seul, on n'a pas les moyens de se battre. Noyés de chagrin, certains essaient d'oublier leur vie de papa, de faire comme si rien n'avait existé. C'est un deuil. Je dis clairement à ceux qui sont au fond du trou: Battez-vous! Et vous verrez votre enfant comme il faut. Je l'ai vécu.

C'est votre père qui vous a élevé, cela explique-t-il votre engagement?
J'étais très jeune quand j'ai perdu ma mère. J'ai été élevé par mon père et mes grandes sœurs. A l'époque, pour un veuf, la logique, c'était de se remarier ou de confier les gamins à la grand-mère. Papa, lui, est resté. La famille, c'est mon équilibre absolu. Si je la perds, je chavire.

____________

Des pères en colère

par Marie Huret
25/05/2006

Les enfants qui grandissent sans eux, les procédures qui favorisent très souvent la mère... Ils sont de plus en plus nombreux, après une séparation, à refuser de n'être qu'un «papa du dimanche» et à se battre pour leurs droits. Paroles d'hommes

Chez le juge, Pierre s'est fait traiter de tyran. Son ex l'a inondé de griefs. Lui a reproché des «trucs insensés», dit-il. D'aller chercher à l'école Léo, leur fils, à vélo, et non en voiture. De ne pas l'encourager au foot. D'être de gauche. De l'avoir traîné au ciné, à l'âge de 8 ans, voir Shrek en VO. «C'était la guerre», jure-t-il. Quand le couple se sépare, en 1993, Léo a 2 ans. Le 17 mai, Pierre a récupéré son droit de visite - un week-end sur deux et la moitié des vacances - après treize ans de lutte! Il prend son souffle, énumère, en vrac: quatre procédures civiles, une pénale, quatre juges aux affaires familiales, trois expertises psy, etc. «Sans compter les heures à la gendarmerie à déposer des mains courantes, soupire-t-il. C'est une épreuve.»

Ils se révoltent, les pères. Marre de jouer les éducs en intérim. Marre d'en rajouter dans la pédagogie accélérée: la semaine chez la mère, le week-end chez le père. Le 10 juin, à l'approche de leur fête, l'association SOS-Papa va dégainer ses tracts. «Non au RMI affectif!» grondent-ils. Le 7 avril, Philippe Peter, qui réclamait depuis cinq ans à la justice de reconnaître qu'il est le géniteur de Benjamin, né sous X, a remporté une victoire auprès de la Cour de cassation. Du jamais-vu dans l'histoire de l'accouchement anonyme. «On assiste à un bouleversement chez les 30-40 ans: cette génération de pères ne veut rien lâcher, relève la sociologue Christine Castelain Meunier, qui a publié Les Métamorphoses du masculin (PUF). Ces hommes ont parlé au fœtus, assisté à l'accouchement. Ils refusent que leur enfant grandisse sans eux.» Même les people tirent de leur crash conjugal un manifeste en faveur des pères: le rocker irlandais Bob Geldof, déjà connu pour son action caritative en Afrique, ayant la garde de quatre enfants, s'engage à leurs côtés. En France, Cali, 37 ans, l'écorché vif catalan, chanteur des catastrophes amoureuses, part aussi en guerre dans son dernier disque. «10% seulement des pères ont la garde de l'enfant!» s'insurge-t-il (lire l'article). L'association qu'il a créée, L'Amour parfait, organise concerts et tables rondes avec des avocats, des pédopsys, etc. «Il y a un avant et un après-Cali, souligne un ancien de SOS-Papa, Gérard Révérend, kiné de 48 ans, qui fonde ces jours-ci une nouvelle association, Les Papas = les Mamans. Il sert mieux notre combat qu'un lobby de pères arc-boutés sur leurs positions sexistes ou victimaires.»

En France, le nombre d'enfants de divorcés s'élève à 2,24 millions, soit 16% des moins de 18 ans. Un quart d'entre eux ne voient plus leur père. Marginalisés, parfois démissionnaires, ces papas du dimanche finissent par s'évanouir dans la nature. Les mères sont livrées à elles-mêmes: une pension sur cinq n'est pas payée. D'autres, comme Jacques, s'accrochent. Ce père de 40 ans a fait le calcul: il n'aurait vu son fils qu'un an et neuf mois en dix-huit ans s'il s'était contenté d'un dimanche sur cinq, comme le prévoyait le premier jugement. Sa femme avait prétendu qu'il était homo. En 2001, cet employé dans la pub a fait une grève de la faim d'une vingtaine de jours. «C'était le seul moyen pour moi de rétablir la vérité et de mettre la pression», confie-t-il. Le juge lui a accordé un week-end sur deux. Le blues du dimanche soir le plombe. Son fils entre en CP, Jacques rêve de l'emmener à l'école le matin. Le 28 mai, le magistrat dira s'il accepte sa demande de résidence alternée.

«On veut gagner l'enfant, parce qu'on a perdu son couple»

Il ne sait plus si c'est neuf ou dix, mais Gilles, lui, détient un record de prises de sang. Mais on n'a pas trouvé de traces de drogue ni d'alcool - malgré la suspicion entretenue par son ex. Il ne sait plus s'il a reçu huit ou neuf recommandés, ce mois-ci, tant il les collectionne: «Tu voudras bien venir chercher notre fille à 18 heures et pas à 17 heures.» Leur petite a 2 ans. «J'étais à la maternité le jour où elle a ouvert les yeux, dit-il. Je refuse d'être un papa loisirs.» Lui aussi réclame la garde alternée. Quinze mois que la bataille dure.

Depuis le 4 mars 2002, la loi impulsée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à la Famille, met officiellement le père et la mère sur un pied d'égalité en matière d'autorité. Désormais, le juge peut privilégier la résidence alternée: l'enfant passe au minimum trois nuits par semaine chez chacun des parents. Mais 8,8% seulement des affaires débouchent sur cet accord. «En réalité, encore peu de pères ont le réflexe de le demander, précise Me Claude Lienhard, avocat spécialiste en droit de la famille. Cela dépend de l'âge des enfants, du budget, de l'investissement de chacun. Bref, c'est de l'orfèvrerie.»

La semaine d'Henri est coupée en deux: la moitié avec son fils, l'autre en célibataire. Il revient de loin. Impossible d'oublier ce jour où la mère de son fils, il y a trois ans, l'a accusé chez le pédopsy: «Tu le suces, tu le lèches, tu lui montres ton sexe.» La nuit, Henri se levait, triait ses attestations. Il ne mangeait plus. Le juge l'a blanchi. «Je suis fier d'avoir pu conserver ma place et rétabli le dialogue avec mon ex, confie-t-il. Même si un seul parent la souhaite, la garde alternée devrait toujours être possible.» Mère de deux enfants, Sylvia Tabet la pratique - elle lui a consacré un ouvrage très complet, L'Amour en partage (Hachette Littératures) - mais s'oppose à sa systématisation: «Certes, il est important de décomplexer les juges et d'en faire un système qui ne concernerait plus seulement les bobos, affirme-t-elle. Mais la résidence alternée, c'est du volontarisme, une organisation, un projet de vie: on ne la décrète pas comme ça.»

Ce soir-là, dans un café associatif, à Paris, une douzaine de papas débarquent, chacun avec son dossier. Il est 19 heures, la permanence d'Urgence Papa démarre. Tour de table. Un quadra s'inquiète: «Mon fils vit en internat. Ai-je mon mot à dire?» Un autre tripote son stylo. Son ex s'est engluée dans le conflit, se plaint-il: «La médiation, est-ce une chose que je peux lui provoquer?» Joli lapsus. Il reprend: «Euh, lui conseiller?» Le président d'Urgence Papa, Christian Dessert, l'encourage: «Dépêchez-vous de retrouver un travail. Avec le temps, le dialogue reprend.»

En France, seulement 1,6% des affaires familiales ont été envoyées en médiation, selon une étude du ministère de la Justice menée en 2002. Avec des divorces prononcés en moyenne en sept mois et demi et un recours massif à cet outil, le tribunal de grande instance (TGI) de Tarascon (Bouches-du-Rhône) fait presque figure d'extraterrestre. «La médiation permet de rétablir le dialogue dans 95% des cas, se réjouit Marc Juston, son président. On veut gagner l'enfant parce qu'on a perdu son couple, il devient un objet de compétition. Introduire un tiers facilite la sortie de crise.»

La crise, Bruno, lui, y est entré alors qu'il pensait que tout était réglé. Quand son ex a décidé de déménager à 40 kilomètres, la garde alternée menée depuis deux ans est tombée à l'eau. Il a engagé une procédure: le tribunal lui a attribué la garde de son fils, 6 ans. A lui, le père. «Statistiquement, c'est exceptionnel, dit-il. Pour moi, cela ne change rien: je suis tendre, mais je ne materne pas mon fils. Je lui lis des histoires, je l'emmène au ski.» En fin de semaine, l'enfant retrouve sa mère. Il y a aussi des «mamans du dimanche».
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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Mar 13 Juin - 17:43

Superbe article Gintonik !

a+
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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Jeu 15 Juin - 3:00

En effet très bons articles gin!!!

Citation :
Les hommes habitués à «endurer» la maladie

Alain Bouchard

Le Soleil


Les Québécoises ont été auscultées sur toutes les coutures depuis fort longtemps. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a cette fois décidé d'examiner les Québécois, en collaboration avec l'Institut provincial de la statistique.

Il était temps, laisse tomber le sociologue Germain Dulac, spécialiste de la condition masculine. «La santé du mâle québécois est lamentable, dit-il au Soleil. Et la population veut en entendre parler autrement que comme un batteur, un violeur, un pédophile et un irresponsable qui bloque les ponts. Il y a un ras-le-bol général de ce portrait.»

M. Dulac, désormais chercheur invité à l'école de service social de l'Université de Montréal, avait étonné et détonné en 2001, en publiant Il faut aider les hommes... aussi.








Ce n'est pas parce qu'ils souffrent moins que les Québécoises que les Québécois utilisent deux fois moins les services de santé, y écrivait-il. C'est parce qu'ils ont été habitués à «endurer» peut - être, mais surtout, insiste l'auteur, parce que ces services ont fini par être façonnés par et pour les femmes.

Cinq ans plus tard, «c'est tout aussi désespérant, affirme Germain Dulac. Il y a eu des petits signes encourageants - par exemple, la tentative avortée de la ministre Michelle Courchesne de changer le Conseil du statut de la femme en Conseil du statut de l'égalité. Mais la force d'inertie est encore très grande.»



Coupables d'être malades



Les hommes eux-mêmes, dit-il, contribuent à cette force d'inertie, en continuant à ne pas réclamer les soins dont leur état aurait souvent besoin.

Mais ce sont les idéologues qui font le plus de tort à la cause, déplore l'universitaire. Ces penseurs, hommes comme femmes, estiment que parler des problèmes des gars va nuire à la cause des femmes.

«Les idéologues ne s'appuient sur aucune recherche, affirme le sociologue. Ils se préoccupent de se tenir proche du discours politique, en refusant d'admettre la détresse des hommes. C'est attristant de les voir comprendre si mal le problème.»

Les hommes continuent de se sentir coupables d'être malades, observe M. Dulac. La maladie est pour eux un échec. S'ils perdent leur emploi, c'est de leur faute. S'ils sont malades, c'est de leur faute aussi. Et puisqu'ils doivent être forts, forts, forts, ils résistent jusqu'au bout de leurs forces. La résistance est à l'homme ce que la résilience est à la femme.



Sonner une cloche



Son livre de 2001 n'a pas déclenché de révolution, indique-t-il. «Mais il a sonné une cloche chez les soignants masculins. De la formation a été organisée pour mieux aider les hommes malades. Pour les aider dans ce qu'ils ont de profondément masculin.» «La prévention ne fait pas partie de la culture des hommes, écrivait-il en 2001. De sorte qu'ils consultent en dernier ressort seulement, en étant parfois brusques et impatients.»

_______________________________
Quelques points saillants de l'ouvrage La Santé des hommes au Québe

- leur espérance de vie est de 75,4 ans, contre 81,4 pour les femmes;
80 % des suicides sont commis par des hommes;

- les hommes meurent davantage des accidents de la route, de travail ou de sport;
certaines attitudes et comportements pouvant être néfastes pour la santé des hommes leur valent souvent des avantages dans l'exercice du pouvoir économique, politique et social;

- certains stéréotypes et préjugés peuvent faire en sorte que les besoins des hommes ne sont pas reconnus et qu'on n'intervient pas de façon efficace à leur endroit.

- les soignants ont de la difficulté à décoder les demandes d'aide provenant d'hommes dont la souffrance s'exprime parfois de manière agressive;

- l'offre de services, du moins sur le plan psychosocial, semble conçue selon des valeurs correspondant davantage aux stéréotypes féminins devant lesquelles les hommes semblent inconfortables;

- certains programmes sont conçus en fonction d'une clientèle féminine et laissent peu de place aux hommes;

les hommes ont besoin d'endroits ou de lieux pour s'exprimer dans un environnement confortable émotivement, respectueux de leur langage, de leurs réticences et de leur culture;

- il ne faut pas voir l'arrêt d'une thérapie d'un homme comme un échec, mais plutôt comme une première démarche de changement;

- les hommes reçoivent moins de temps, moins de conseils et d'informations que les femmes lors de leurs visites chez le médecin;

- la dépression des femmes est davantage diagnostiquée que celle des hommes, alors que ceux-ci se suicident beaucoup plus que les femmes ;

- chez près des deux tiers des hommes déprimés évalués, les généralistes n'avaient pas diagnostiqué la dépression;

- les médecins doivent prendre davantage de précautions avec les hommes, même si ces derniers présentent la situation comme étant légère.



http://www.cyberpresse.ca/article/20060614/CPACTUEL/60614039/5094/CPACTUEL03
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Action



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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Jeu 15 Juin - 16:26

Les paroles:

Cali, Le Vrai Père. (album Menteur)

Ainsi tout droit de visite m'est ôté
Votre justice a tranché
Mon âme mon coeur je ne verrai donc plus mon bébé
comme on le voudrait

Je sais nous n'avons jamais atteint des sommet
je sais nous nous regardions doucement sombrer
Impossible de caresser à nouveau les cheveux de mon petit homme
D'embrasser son ventre dodu et lisse comme une pomme

Je sais tu ne supportais plus mes mains sur ton corps
Je sais tu n'étais plus très loin de souhaiter ma mort
Impossible de garder sur moi son odeur
Comme un précieux trésor
Et je cherche partout mon bébé son odeur
Peut-être suis-je déjà mort

Je sais tu m'as haï en silence toutes ces années
Je sais tu me méprisais, tu me maudissais
Je te dégoûtais je le sais, je sais

Apprête-toi donc à recevoir tous ces cadeaux recommandés
Une à une les partie de mon anatomie
Une jambe et puis l'autre et puis un bras et caetera
Mon meilleur ami se chargera de terminer la besogne pour moi
Quand il sera en âge mon amour n'aura plus
Qu'à reconstituer ce puzzle
Pour reconnaître enfin son vrai père
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Gintonik

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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Lun 19 Juin - 9:45



Keeping Divorced Dads at a Distance

Citation :
By STEPHEN PERRINE
June 18, 2006

EVERY other weekend for the past four and a half years, I've spent three precious days with my two adolescent daughters. We play tennis in summer, ski in winter, travel when the school schedule allows. But no matter where we are, we're all keenly aware of the thin membrane of secrecy that keeps us from being as close as we were before their mom and I divorced.

Like most divorced fathers, I'm caught in exactly the kind of nightmarish situation that experts on stress say to avoid — a great deal of responsibility, but very little power. I'm the major source of support for my children; my financial obligations are set by the state, and my wages automatically garnished. (If I lost my job tomorrow, and couldn't keep up with my payments, a warrant for my arrest would be issued within two months.) But my influence over how my daughters are being raised is limited, sometimes by decisions their mother makes that I have no input into, and sometimes by their allegiance to her when she and I are at odds.

In fact, there are times when these two girls, whom I've loved for a decade and a half, seem like little strangers to me. They'll forget to tell me some detail of their lives — or downright lie if they have to — so I won't feel sad that I've missed something they shared with their mom, or raise issue over some decision she's made with which I might not agree. As a result, I sometimes come away from visits or phone calls feeling shaken, saddened and angry.

My ex and I have been to court over support issues, and we've been to court over custody issues, and the legal battles inevitably trap our children in the middle and force them to choose sides. Sadly, this is exactly what not to do if you want to foster a loving parent-child bond. In a study by a child psychologist, Robert E. Emery, divorcing parents were assigned — by flip of the coin — either to mediate or litigate their custody disputes. Twelve years later, he found, that in families that went through mediation, the noncustodial parent was several times more likely to have weekly phone contact with his or her children.

Unfortunately, the system that our government has set up essentially forces divorced parents into litigation. We need to bring children and their divorced parents, especially fathers, closer together by revisiting our reckless support and custody laws, and the haphazard approach we have toward enforcing them.

Since 1998, the federal government has provided matching funds based on a percentage of money the states collect in child support — a powerful financial incentive for states to mandate and maximize support payments. As a result, parents are discouraged from negotiating a settlement: only 17 percent of current support agreements deviate from state-imposed guidelines, even though studies show that when couples set their own support figure, it's more likely to be paid (and tends to be higher than the state's figure).

And the court's involvement doesn't stop there. If Dad gets a raise, Mom takes him back to court to get more money; when Dad suffers a financial setback, he sues Mom to get his support decreased. Each time, the acrimony — and the legal fees — grow.

But while courts will jail men who can't meet their support payments, mothers who interfere with a father's custodial rights rarely face similar penalties. Often, the only recourse for a dad who wants to see his children more often is to sue, and sue and sue again.

Some fatherhood advocates argue that when mothers fail to carry through on a custody ruling, they should face fines and imprisonment, just like fathers do. That's started to happen: last fall, an Arkansas court sentenced a woman named Jennifer Linder to six months in prison for "willfully and wantonly" refusing to obey visiting orders and awarded custody to her former husband. But sending more mothers to prison can only result in more anger, and more confusion and alienation for the children in question. What is needed is less court involvement, not more.

The first step toward fostering a father and child reunion is to make private mediation of the parenting provisions (physical custody, legal custody and visiting) the standard procedure. Allowing parents the chance to negotiate their support — and possibly give fathers more of a say in how their support is spent — will decrease the vitriol, and let fathers feel more like parents, not just paychecks.

Second, we need to enact and enforce sensible penalties for interfering with visits. Jailing a mother is no way to solve the dispute; neither are financial penalties that hurt her ability to care for the child. But mediation — perhaps compelled by the threat of financial penalty — might be the solution. It's estimated that one in five children of divorce has not seen his or her father in the past year. Without substantial rethinking of our current support and custody law, children will continue to be alienated from their fathers, and lawyers will remain on hand to soak up the resulting legal fees.

Just this month, I received a summons to attend a custody conference at the Allentown, Pa., courthouse, and another letter informing me that an accounting error has left me short on support payments, and that my passport may be suspended. I want to shield my daughters from these harsh truths. So these are the secrets I'll be trying to keep from them as we gather together for Father's Day.

What secrets will they be keeping from me?

Stephen Perrine, the editor in chief of Best Life magazine, is the author of the forthcoming "Desperate Husbands." He appeared on NPR's "Talk of the Nation" about this article.
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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Mer 21 Juin - 17:14

Parole d'une chanson d'Annihilator sur les relations homme-femmes...

Citation :
Annihilator lyrics
"Annihilator Snake In The Grass lyrics"

’an acoustic, jazz, then electric guitar were used to give ’snake’ the variation
Of rhythm sounds needed to match the vocal ’mood swings’! everything just seems
To build and buildas each verse takes you through the different stages of a
’not-so-good’ relationship. well, this was my story a while back and I’m sure a
Few of you can relate!’

You were the world to me, I thought that I would always be there for you
I was too blind to see, I would have clibed the highest mountain for you
You gave me something to hope for, you made me feel like new
But tonight it’s over and we’re through, and we’re through
I guess you’ve taken me for granted
You’ve filled my world full of lies
I want to know, give me some answers
But you can’t even look me in the eye
Well I’ve taken all the shit I will take from you
And I’ve only just begun to see the light
You’re just a big disgrace
Turn around, get out of my face
You’ve got no fuckin’ class
Reptile, you’re a snake in the grass
All the times we had together
Were they real or just a fantasy
So tell me why I wasn’t good enough for you
Just maybe you’re not good enough for me
Well I’ve taken all the shit I will take from you
And I’ve only just begun to see the light
You’ve been running around, having fun with anyone
I don’t believe you have the right
Why, tell me why you’re crying
You’ve brought this on yourelf
Lie, tell me why you’re lying
It’s time to put you on your shelf
Looks like I’ve taken you for granted
And I’ve seen right through your disguise
Tomorrow’s going to be a better day for me
You can find someone else to victimise
Well I’ve taken all the shit I will take from you
And I’ve only just begun to see the light
You’ve been running around, having fun with anyone
I don’t believe you have the right
Why, tell me why you’re crying
You’ve brought this on yourelf
Lie, tell me why you’re lying
It’s time to put you on your shelf
Well I’ve taken all the shit I will take from you
And I’ve only just begun to see the light
You’ve been running around, having fun with anyone
I don’t believe you have the right

http://www.lyricstime.com/annihilator-snake-in-the-grass-lyrics.html

Pour écouter la chanson

http://www.quelestmonip.info/pop/annihilator%20-%20snake%20in%20the%20grass1.mp3

lol!
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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Jeu 22 Juin - 0:17

Extrait d'entrevue avec Jeff Waters, Leader d'Annihilator!!!

Citation :
'Carnival Diablos' is a much more varied album than 'Criteria..' which was obviously more focused, I guess, but this one seems to be more…you have brought in the elements of all different albums. You've got the heavy; you've got the rocking kind of songs. (Definitely) Was this something deliberate that you set down and said "I want to make this more varied"?

The last record that was a couple years ago the writing had been done for that 6 months before it was released. We're looking at a good two or three years ago. That was after a really crappy divorce and court thing for my kids, which in the end I persevered and it worked out great for everybody.

http://www.metal-rules.com/interviews/Annihilator2001.htm
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MessageSujet: Re: C'est le temps de changer ?   Sam 5 Aoû - 4:47

“Le règne de Narcisse”
Ci-dessous, en avant goût, l’édito d’Alain de Benoist : “Le règne de Narcisse”
19 July 2006



Le prochain numéro d’”Eléments” (nº121) sera dans les kiosques en 3ème semaine de juillet. Au programme, un dossier des plus intéressants sur la paternité : “La paternité en question” La suite Arrow
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