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 Pour en finir avec le papa poule

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MessageSujet: Pour en finir avec le papa poule   Sam 17 Juin - 17:01

Citation :
Pour en finir avec le papa poule

Silvia Galipeau

La Presse


Un père est un père. Pas une mère. Qu'on se le dise. Et son rôle est tout aussi important. Après les recommandations chocs du docteur Chicoine sur l'attachement mère-enfant dans Le bébé et l'eau du bain, voici qu'un chercheur décortique le même sentiment, mais du côté paternel cette fois. Et surprise : l'attachement au papa serait tout aussi essentiel, quoique fondamentalement différent, durant les premiers mois de vie d'un poupon.

Qui vont voir les enfants quand ils ont un bobo? Les mères. Qui les berce quand ils ont un gros chagrin? Encore les mères. Mais qui les chatouille jusqu'à en perdre le souffle? Qui les pousse à monter plus haut, encore plus haut, sur le tout dernier barreau de l'échelle? Sans contredit: les pères.

Et peut-être est-ce aussi très bien comme ça. C'est du moins ce que croit Daniel Paquette, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement social des jeunes.






M. Paquette étudie ces jours-ci la relation d'une vingtaine de pères avec leurs poupons de 12 à 18 mois, en vue de mettre sur pied une théorie novatrice. Alors qu'on scrute à la loupe depuis des décennies déjà la relation d'attachement mère-enfant (responsable de la confiance en soi et du développement des compétences sociales), peu ou pas d'études ont porté jusqu'ici sur la relation toute spécifique avec le père. Pour parler des pères, «jusqu'à maintenant, on a été très empirique. On prenait toujours comme modèle la relation mère-enfant, raconte le chercheur, rencontré dernièrement dans ses bureaux au Centre jeunesse de Montréal. Il m'a semblé important de voir qu'est-ce qui était spécifique aux pères.»

Et des spécificités, il n'en manque pas. Pensez-y. Même au sein des couples les plus égalitaristes en ville, les papas ne sont jamais tout à fait comme les mamans. Tous les pères interrogés le confirment.

Certaines différences sont évidemment biologiques. La mère, quand elle nourrit le poupon, a de facto le quasi-monopole de l'enfant. Donc le quasi-monopole des soins. Mais plus l'enfant grandit, plus le père prend de place. «Dès que ma femme a arrêté d'allaiter, j'ai eu la chance d'avoir davantage de proximité avec mon fils, souligne Klaus Larsen. Ça commence plus tard, et il faut travailler plus fort.»

Francisco Abarca, qui traîne son fils à ses cours de kung-fu tous les mercredis matins, témoigne: «Ma blonde est plus mère poule que moi. Moi j'aime ça qu'il expérimente. C'est comme ça qu'on apprend», dit-il.

Les pères interrogés semblent aussi plus actifs physiquement que les mères. «Je joue beaucoup activement avec eux. Au football, au baseball, au hockey, à tous les sports imaginables, ajoute Pierre-Emmanuel Paradis, père de quatre enfants. Leur mère est déconnectée de leurs jeux de balles. Elle ne va pas courir avec eux mais les surveiller.» Idem Pour Hubert Hayaud. «L'autre jour, j'étais à quatre pattes par terre avec les enfants, à faire le cheval. Sylvie (la mère) ne ferait jamais un truc comme ça. Elle, elle va leur apprendre à lire.»

«Leur mère s'occupe des lunchs, de l'affection, change les couches deux fois sur trois. Elle s'occupe davantage des soins quotidiens du bébé. Moi, je suis là pour le divertir», résume Michel Dennino.

Ces anecdotes en disent long sur la relation père-enfant. D'après les recherches de Daniel Paquette, ces différences s'observent aussi dans toutes les sphères d'activité. Dans une piscine, par exemple, la majorité des mères tiennent leur bébé face à elles, pour «créer une bulle d'intimité». Les pères? En grande majorité, vont tourner les enfants vers l'extérieur, face au monde. «Parce que la fonction paternelle inclut la stimulation et l'exploration de l'environnement», précise le chercheur, alors que la fonction maternelle est davantage axée sur les soins.





Photo Alain Roberge, La Presse

Il croit aussi que pour évaluer l'attachement père-enfant, ce sont ces stimulations spécifiques aux pères qu'il faut analyser. Au lieu d'attachement, le chercheur parle d'ailleurs d'une relation «d'activation». Il s'agit de tous les jeux de bataille, risques calculés, et stimulations de toutes sortes proposées par les pères. Leur rôle? L'apprentissage de la maîtrise de soi, du contrôle de son agressivité et de l'adaptation au monde. Qui aurait cru que les traditionnelles chatouilles du soir étaient porteuses de tant de sens?..


http://www.cyberpresse.ca/article/20060617/CPACTUEL/606170786/5926/CPACTUEL

Enfin, de plus en plus de recherche se font sur l'importance du père!!! cheers
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