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 Immaturité scientifique de l'institution psychiatrique.

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Caton



Nombre de messages : 25
Localisation : Lyon, France
Date d'inscription : 24/08/2006

MessageSujet: Immaturité scientifique de l'institution psychiatrique.   Lun 23 Oct - 1:39

Une nosographie de laquais au service de la puissance politique
(avant de passer au service de l'industrie pharmaceutique)


Nous ignorions encore à quel point la nosographie psychiatrique disponible nous égarait. Ouvrez un DSM IV (Diagnostic and Statistics Manuel for Mental Diseases), ou la CIM-10 française, et cherchez partout où pourraient bien être définis et décrits la perversité narcissique, le sadisme organisé, et la passion avaricieuse. Rien, rien de rien... Circulez ! Y a rien à voir ! Evidemment qu'il y a un gros biais d'adressage : avez vous jamais vu quelqu'un allez consulter un psychiatre pour se plaindre de son propre sadisme ? Ou que son sadisme est en panne ? ou se plaindre qu'il a une difficulté à suicider son bouc émissaire du jour, que le souffre-douleur attitré se met à lui résister efficacement ? Ou se plaindre que les ruses d'avaricieux qu'il emploie pour martyriser son entourage, commencent à le gêner et le martyriser lui-même ? Redescendons sur Terre : aucun de ces gens-là ne consulte jamais.
Vous ne trouvez aucun mot comme "pervers" ou "perversité" dans l'index du gros manuel de psychopathologie de Durand et Barlow, traduit chez De Boeck. Vous trouverez deux paragraphes sur "sadisme sexuel", mais jamais rien sur "sadisme" tout court. Encore moins sur d'autres formes de prédation à grande échelle, pouvant aller jusqu'à l'organisation de génocides. Le psychiatre semble considérer que tout ceci ne le concerne pas, et cela jusqu'à ce que ce soit son tour, à lui aussi, de se retrouver en camp de la mort. Il sera trop tard pour lui aussi, alors...
Un peu plus de recherche dans ces textes de référence nous révèle que la lâcheté sociale est un des grands principes organisateurs du DSM, comme du reste de la majorité des manuels de psychiatrie. Prenons l'exemple des troubles de conversion (encore appelés hystérie), pages 531 à 538 dans la traduction Masson du DSM. Pages 533-534 : "Il ne faut pas porter un diagnostic de Trouble de conversion si le symptôme correspond en tous points à un comportement ou à une expérience culturellement déterminés. Ainsi des "visions" ou des "envoûtements", comme il en existe dans certains rituels religieux, où ces comportements sont encouragés et attendus, ne justifient pas un diagnostic de Trouble de conversion, sauf si le symptôme va nettement au-delà de ce qui est attendu dans ce contexte... Dans l'hystérie épidémique, un groupe limité d'individus partage les mêmes symptômes après exposition à un facteur précipitant commun."

En clair : n'est malade qu'un isolé social. Tout groupe malade, ayant la puissance des groupes de pression au Congrès, et la puissance des fusils à lunettes, cesse automatiquement d'être considéré comme malade. Groupez une secte ou une église autour de vous, et vous cessez automatiquement d'être malade mental : vous devenez une puissance avec qui il faut compter... Si vous élaborez un délire qui vous est personnel, voire une recherche qui est minoritaire, ou qui dérange le Prince, alors vous êtes fou. Tandis que si vous empruntez un délire prêt à porter, alors vous êtes juste "adapté", voire "normal"... Ainsi fonctionne la lâcheté sociale du carriériste.

Soyez toute une secte de féministes victimaires accusant tous vos hommes de perversité, d'autoritarisme, de viols, d'incestes, de violences, d'immaturité, d'ivrognerie, etc. etc. etc. et aussitôt vous cessez d'être des malades mentales : le nombre et la puissance du lobby vous ont sanctifiées. Vous obtiendrez mort d'homme facilement, et en toute impunité. Avec le seul DSM, vous aurez de même toutes les peines du monde à diagnostiquer John Edgar Hoover, directeur du FBI de 1924 jusqu'à sa mort, l'une des plus grandes ordures et des plus grands criminels du 20e siècle. Il était aussi derrière l'assassinat de J.F. Kennedy. Aussi... Il était évidemment l'homme qui manipulait le sénateur McCarthy poussé au premier plan, et fut directement responsable de l'exécution de quantité d'innocents, notamment par la confection de quantités de fausses pièces soit pour la justice, soit pour les média. Il était l'homme qui intoxiquait James Forrestal de nouvelles biaisées. Jusqu'à ce qu'il le lâche et le fasse exécuter (par défenestration).
Il était l'homme de la Mafia, à la tête du FBI. Hoover ne se résigna à agir, mollement, contre la Mafia que sur l'insistance de l'Attorney général, Robert Kennedy. Bien sûr, Hoover se débarrassa bientôt de Bob Kennedy, par assassinat.

Toujours pour la même raison (flagornerie envers les puissants), le concept d'aliénation tout court est inconnu du DSM. Bin oui, les Etats Unis sont un pays où "In God we trust"... Et en connaissez-vous une seule, de religion ou de secte, qui ne soit fondée sur l'aliénation ?

Dès 1852, Charles Lasègue publiait un livre "Le délire de persécution", qui fera date, suivi de "La folie à deux ou folie communiquée", avec Jules Falret. Mais il faudra attendre plus de cent trente ans, les années 1990, pour voir enfin apparaître des études sur la persécution organisée bien réelle, au moins au travail, puis ultérieurement sur la persécution organisée, en famille. Plus de cent trente ans de décalage, un déni remarquablement obstiné...


Ce déni de réalité a une structure, qui est connaissable. Une persécution organisée n'était prise en considération que si un enquêteur étranger à la victime en démontrait les détails. Dans tous les autres cas, c'est la cible de la persécution qui est étiquetée comme "délire de la persécution", et retirée de la vie civile sans autre forme de procès. C'est encore vrai de nos jours : dans "Mobbing", Heinz Leymann donne de nombreux cas de psychiatres qui, prisonniers de leurs routines de disqualification et de mépris condescendant de l'autre, ont joué le jeu des mobsters contre les persécutés. Si certains psychologues et certains psychiatres en ont donc pris connaissance, ce fut dans la stricte mesure où ils étaient assez courageux et honnêtes pour changer de camp : pour renier la mission de larbins des super-prédateurs, et de créateurs de racisme à apparence scientifique, qui leur était assignée par la puissance publique et par les possédants depuis Louis-Philippe. Il y aura fallu plus d'un siècle, pour se débarrasser de la phrénologie des suppliciés, de l'ethnologie des criminels, et autres pédantismes de laquais diplomés. Attention ! Je n'ai pas écrit que la situation ancienne a cessé d'exister ! Les calomniateurs à gages en costume-cravate existent toujours, et vivent richement, merci pour eux ; leur marché est toujours prospère. Je suis personnellement témoin de MorzilManche et de Caillou de la Taupinière, calomniateurs à gages au service d'un rectorat, qui n'hésitaient pas à composer des discours apocryphes, conformément aux ordres reçus. Sans parler bien sûr de toutes les escroqueries au quantificateur, grand classique des calomniateurs et des polémistes.
La différence historique est que ces laquais de la corruption, et de la perversité organisée, ne sont plus les maîtres de toute la boutique. Peut-être qu'un jour leur corruption pourra être dénoncée au grand jour ?


C'est la fortune des armes et de la politique, qui détermine la nosographie psychiatrique.

Et quel est donc l'événement dirimant, qui a fait qu'une partie de la profession a commencé à se démarquer de certaines fautes professionnelles originelles, et seulement à partir des années 1980 ?

Ce fut évidemment l'URSS de Brejnev. Celui qui dès les années soixante (mais cela ne s'est pas su tout de suite) a incarcéré en hôpitaux psychiatriques dirigés par le KGB, des scientifiques dissidents, dont les plus illustres furent Vladimir Boukovski, le biologiste Jaurès Medvédev et le mathématicien Leonid Pliouchtch, en les taxant de "schizophrènes atteints d'un dédoublement de la personnalité", et en les torturant chimiquement, par exemple à la naloxone. L'URSS n'a évidemment pas suffi à elle seule. Qui, en dehors de quelques médecins et universitaires, sait la participation de médecins et de psychiatres à l'administration de la torture par les militaires au pouvoir dans les autres dictatures, celles d'Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Chili, pour ne citer que les principales), ou centrale, ou en Grèce sous les colonels ? Non, pour ces autres dictatures, le pouvoir politique qui contrôle nos média ne tenait pas à faire grande publicité sur ces forfaitures dans la profession médicale, et le grand public n'est toujours pas au courant. De même que qui connaîtrait la corruption de l'église catholique romaine au 15e siècle, qui connaîtrait le génie littéraire de Martin Luther (1483-1546), si un prince d'Allemagne n'avait trouvé intérêt à soutenir Luther contre la papauté, pour se soustraire à l'impôt papal ? Sans cet Electeur rebelle à l'impôt pontifical, qui de nos jours saurait que "Si on réunissait et assemblait toutes les reliques prétendues être un morceau du prépuce du Christ, le rouge monterait au front de toute la chrétienté !" ? J'ai cité Luther de mémoire. Là aussi, ce n'est qu'à l'opposition radicale de nos pays à l'URSS, que l'on doit que toute l'opinion publique se soit émue de ces pratiques ignobles, de la participation de psychiatres soviétiques à la torture d'opposants politiques. Alors on a vu la communauté scientifique se mobiliser pour réclamer la libération et le passage à l'Ouest de ses membres taxés de "schizophrènie avec dédoublement de la personnalité" ; alors on a vu des psychiatres français réclamer des comptes à leurs aînés, et à leur silence coupable envers une telle trahison du serment d'Hippocrate. Bien évidemment que ces psychiatres ripoux d'URSS savaient qu'ils mentaient, ne cachaient pas à leurs prisonniers n'être que des laquais du pouvoir politique : "Votre maladie, ce sont vos idées politiques. Abjurez-les, et nous vous relâchons !". Et le métier de ripoux ne s'est pas éteint avec l'URSS. Leur seul critère moral demeure la certitude d'échapper à toute sanction.

A quoi tient donc ce timide début de correction des fautes professionnelles originelles, et le timide début d'une déontologie professionnelle !
A la fortune des armes et du pouvoir politique.



Bref : pas de psychopathologie sérieuse, sans compléter les plus graves lacunes des nosographies standards. Il est à notre charge de remédier à l'immaturité de l'institution psychiatrique, pour ne pas dire à la corruption de la partie de cette profession, qui couche dans le lit de la Justice. Et nous venons de voir que notre tâche est compliquée par le fait qu'il s'agit toujours de pathologies à plusieurs, avec division du travail dans la criminalité organisée. L'histrionique n'est rien du tout sans les autres, qu'il séduit et manipule, voire fait chanter. Le pervers est tout entier dans ses tactiques de parasitage d'autrui ; il est incapable de rien créer, sauf de nouvelles astuces pour escroquer, ou dépouiller, ou zigouiller son prochain, par exemple par de tenaces campagnes de calomnies.

Le second point méthodologique, nous pouvons l'emprunter à Agatha Christie, et à son détective Hercule Poirot : le détective cherche d'abord à repérer qui ment. Puis il cherche à pénétrer le style de l'assassin. Le psychologisme est une faute professionnelle originelle de la profession de psychologue et de psychiatre. Le psychologisme est une astuce qui consiste à dénier la réalité des situations réelles des gens réels. On se dispense de toute espèce d’examen des faits extérieurs ; oui, la réalité c’est toujours trop compliqué, ça prend du temps et des efforts pour en prendre connaissance, et puis on ne serait pas assuré de garder sa position supérieure, on prendrait des risques de révéler sa naïveté et/ou son incompétence et/ou son obédience à telle ou telle idéologie sectaire, et/ou sa stratégie de mépris de classe ou de race, ou de genre sexué…

Donc, pour bien dominer son prochain par la procédure du psychologisme, il faut d’une part dénier tout examen des faits, d’autre part confronter à la grille des sentiments autorisés, les sentiments que la personne à inférioriser manifeste envers les dits faits. En règle générale, les gens éprouvent des sentiments non autorisés. C’est là dessus qu’il faut les coincer quand on est un fraudeur diplômé : ces sentiments non autorisés, c’est là la principale ressource de votre dossier à charge contre votre prochain.

Premier critère à retenir : qui ment ? Celui qui ne ment pas ni ne fabule quand il décrit un complot, n'est certainement pas le vrai paranoïaque, ni un "adepte de la théorie du complot". Sauf qu'évidemment, il faut se donner la peine d'enquêter sur les faits... Celui qui ment pour accuser son prochain n'est peut-être pas paranoïaque, n'est peut être que mythomane, ou calculateur, mais est à tous les coups un dangereux pervers. C'est par paresse, et calcul narcissique, que ce critère premier est bien trop négligé. Qui néglige ce critère premier, est un fraudeur.

Un second critère, qui ne suffit jamais à lui seul, mais est un bon indicateur : la présence de réflexivité et d'humour chez le suspect. D'abord parce qu'un authentique paranoïaque peut aussi être un authentique persécuté, dans sa situation présente, et on ne peut donc se dispenser de l'enquête factuelle. Ensuite parce que d'authentiques pervers peuvent présenter assez d'apparences d'humour et d'autodérision pour abuser bien des observateurs. Référons-nous au récit par Pierre Mendès-France de la prison de Clermont-Ferrand où il avait été visité par le procureur qui avait obtenu sa condamnation à mort au procès de Riom : "Je sais ce que vous pensez de moi !". "En effet," poursuivit Pierre Mendès-France, "il était bien assez intelligent pour le savoir". Ce récit est dans le film de Harris et Sédouy : Le chagrin et la Pitié. La limite de lucidité sur eux-mêmes de ces pervers intelligents, porte sur les débuts de leur vie, sur les sentiments de détresse qu'ils conjurent en maltraitant leurs prochains.

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Caton



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MessageSujet: Une trahison envers l'enseignement pasteurien.   Lun 23 Oct - 1:41

Une trahison envers l'enseignement pasteurien.

On peut prétendre qu'il était peu grave, pour des médecins, de ne s'intéresser qu'aux personnes atteintes d'une incapacité, en particulier les schizophrènes et les dépressifs profonds, et de négliger totalement les personnes parasitaires qui les ont mises dans cet état d'incapacité, en leur pompant leur vitalité et leur goût de vivre. Mais un épidémiologiste qui agirait ainsi serait considéré comme un criminel diplômé. Tout épidémiologiste doit s'intéresser de très près aux réservoirs d'un virus ou d'un microbe pathogène. Par exemple le réservoir de la peste est principalement constitué de petits rongeurs. Un virus, un microbe, un onchocerque, ou un ténia échinocoque peuvent être portés par des animaux qui ne semblent pas malades, mais peuvent tuer des humains quand ils leur sont transmis depuis le réservoir sauvage non dépisté.
La psychopathologie a encore à faire sa révolution épidémiologique, où l'on suivra la propagation du mal, où l'on cherchera enfin le sadique qui manoeuvre pour contraindre son prochain, voire son propre enfant, au suicide. On cherchera enfin les porteurs et exportateurs de la pathologie, et non plus seulement ses victimes.

L'épreuve de réalité dirimante de la médecine demeure l'action préventive :
ou votre théorie est suffisamment juste pour être prédictive, et vous savez comment faire l'action de prévention en santé, il suffit que le Prince vous délègue l'autorité suffisante pour agir,
ou vous ne savez pas, vous êtes juste capable d'esbrouffer, plus ou moins discrètement.

Les pasteuriens ont vécu leur épopée d'hygiénistes et d'épidémiologistes aux colonies, avec un succès certain. Militaires ou civils, les administrateurs coloniaux avaient assez de pouvoir pour déléguer aux médecins des missions de service public, et exécuter leurs directives. Et les grandes maladies ont bel et bien reculé, spectaculairement.

Tandis qu'aussi longtemps que sa lâcheté sociale lui assigne la mission d'assister le triomphe de la fourberie et de la perversité, l'institution psychiatrique demeure en grand incapable de la moindre action préventive en matière de santé publique : elle n'en devine pas la théorie, et n'a le courage d'aucune action. Même si en détail, certains individus sauvent l'honneur.

La psychopathologie ne sert pas à grand chose tant qu'elle n'a pas de notions de psychopathogénie, et n'a pas d'actions contre les psychopathogènes. En médecine infectieuse, un médecin est un arbitre partial, qui intervient si le malade risque de perdre. Le médecin ose donc définir l'agent infectieux, l'identifier tant bien que mal, et lutter contre son invasion et son triomphe de nos défenses immunitaires. Tandis qu'en psychiatrie, le docte docteur refuse d'identifier l'agent pathogène, refuse d'identifier sa stratégie, refuse de limiter la puissance de l'agent pathogène, refuse d'aider la victime à organiser sa résistance. En clair : il agit comme complice du crime, comme corrompu.

Bien sûr il y a des exceptions, mais hélas, elles demeurent des exceptions.
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