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 Le féminisme d'état et la violence...

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Nombre de messages : 375
Date d'inscription : 20/04/2006

MessageSujet: Le féminisme d'état et la violence...   Mar 18 Déc - 12:25

Certains semble nier que ceci existe et pourtant...

Citation :
Les mouvements de femmes et le féminisme d'État : intégrer la diversité à l'élaboration des politiques gouvernementales

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6. RAPPORTS FÉCONDS AVEC LE FÉMINISME D'ÉTAT
Étude de cas : les services en matière de violence à l'endroit des femmes au Québec
Nous présentons dans ce chapitre les données empiriques que nous avons recueillies sur le rapport entre le féminisme d'État et les mouvements de femmes, analysées dans l'optique des organismes de lutte contre la violence. Nous aborderons dans un premier temps le cas du Québec, province dans laquelle on trouve un large éventail de services destinés aux victimes de violence12 . On y compte 76 maisons d'hébergement réparties sur le territoire; une ligne téléphonique, SOS Violence, accessible gratuitement partout au Québec; un réseau de centres pour femmes et d'organismes communautaires, comme l'Association des ressources intervenant auprès des hommes violents, qui offre du soutien à l'échelle locale. En outre, les Centres locaux de services communautaires (CLSC) et les hôpitaux accueillent des programmes spécialisés axés sur les stratégies de prévention et sur des projets pilotes avec les forces policières. Fait particulièrement important, quatre tables de concertation servent de lieux d'échange d'information et de coordination des ressources. Ces organes sont consultatifs et réunissent des animatrices et des animateurs communautaires, des membres des secteurs de la santé, des services sociaux et des corps policiers, ainsi que d'autres personnes intervenant dans le système judiciaire. Enfin, 22 centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle sont répartis dans la province (Centres d'aide aux femmes agressées sexuellement). Dans quatre hôpitaux et un CLSC de Montréal, des cliniques spécialisées interviennent également dans les cas d'agression sexuelle. La Direction de l'indemnisation des victimes d'actes criminels joue également un rôle actif en veillant à ce que les victimes se retrouvent dans un environnement sécuritaire après leur séjour à l'hôpital.

En ce qui a trait au rôle du féminisme d'État, l'approche du Conseil du statut de la femme sur les questions touchant la violence se traduit par un engagement envers la prévention de la violence à l'endroit des femmes. Cet objectif est exprimé par une politique de « degré zéro » qui se distingue de la position de « tolérance zéro » mise de l'avant par le gouvernement fédéral. Selon le Conseil, cette expression met l'accent sur la prévention plutôt que sur l'éradication de la violence. Les recherches montrent que le CSF s'est intéressé de façon constante à la violence à l'endroit des femmes tout au long de son mandat. En 1978, de concert avec les groupes de femmes, il élabore une Politique d'ensemble de la condition féminine pour les Québécoises, égalité et indépendance, dans laquelle le ministère des Affaires sociales (MAS) est appelé à appuyer la création de maisons d'hébergement et de centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle. Ce document insiste sur la nécessité de mettre sur pied des services d'urgence et de consultation pour les femmes victimes de violence et celles victimes de viol. De concert avec le ministère de la Justice et le MAS, le Conseil a organisé en 1980-1981 des colloques régionaux sur la violence à l'endroit des femmes et des enfants afin de sensibiliser la population au problème. Lorsque la campagne en faveur du financement des maisons d'hébergement et des centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle s'est amorcée, vers la fin des années 70, le Conseil du statut de la femme a joué un rôle indéniable d'allié dans cette lutte (Masson, 1998).

Les féministes québécoises engagées dans la lutte contre la violence sont toujours restées conscientes des problèmes possibles associés à la collaboration avec l'État, et la « [TRADUCTION] décision des groupes de femmes de demander au ministère des Affaires sociales, devenu ensuite le ministère de la Santé et des Services sociaux, de financer leurs services de façon permanente n'était pas naïve. Il s'agissait plutôt d'un risque calculé, à savoir que l'on se sentait en mesure d'exercer des pressions politiques suffisamment fortes pour établir un équilibre qui permettrait de résister aux tentatives de miner leur autonomie » (Masson, 1998, p. 107). Dans son étude, Masson conclut que les alliances avec le féminisme d'État ont nettement facilité l'inclusion dans le programme politique de la question de la violence à l'endroit des femmes et du financement des services par le ministère de la Santé et des Services sociaux, et ce, en dépit des divergences entre les groupes de services aux femmes et le Conseil sur la structure de financement à privilégier.

Bien que le Conseil ait poursuivi son travail en matière de lutte contre la violence tout au long des années 80, la tuerie qui a eu lieu à l'École Polytechnique le 6 décembre 1989 semble avoir ravivé sa ferveur militante sur les questions liées à la violence. Le discours du CSF sur les programmes en matière de violence a toutefois évolué au cours de la décennie. Au début des années 90, les documents de l'organisme abordent le phénomène de la violence comme une question de sécurité personnelle. Puis, vers 1992, on situe cette question dans le cadre de l'inégalité entre les sexes. Dans les travaux les plus récents publiés par le Conseil, l'éradication de la violence est décrit comme un moyen pour les femmes de venir à bout de l'inégalité systémique entre la condition sociale des hommes et celle des femmes.


http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/pubspr/0662657756/200105_0662657756_11_f.html

Bref il n'y a plus de doute, le gouvernement est bel et bien sexiste et ce délibérément! affraid
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