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 Investissement : les femmes font mieux!

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Action



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MessageSujet: Investissement : les femmes font mieux!   Dim 16 Avr - 0:13

Investissement : les femmes font mieux!


Certains prétendent que la finance est une science pragmatique selon laquelle les portefeuilles et les processus de placement sont fondés sur une analyse approfondie du marché.

En dépit de cette assertion, il semble y avoir une grande différence entre les rendements obtenus par les hommes et ceux obtenus par les femmes. En fait, selon une étude effectuée par Brad Barber et Terence Odean, de l'University of California, à Davis*, les femmes obtiennent en moyenne 1 % de plus par année que les hommes sur leur portefeuille de placement.

Sélectionner des catégories d'actifs ou d'actions ordinaires qui donneront un rendement supérieur à celui du marché est une tâche difficile. Faute de disposer de prévisions fiables et d'information claire pour accomplir cette tâche, les gens font le plus souvent preuve de présomption.

Hommes et femmes : des investisseurs différents

Les psychologues ont constaté que dans le domaine de la finance, les hommes, contrairement aux femmes, montrent plus souvent un excès de confiance en eux. Ainsi, les hommes ont tendance à se sentir plus compétents que les femmes dans les questions d'ordre financier et, par conséquent, à surestimer leurs habiletés à prendre des décisions dans ce domaine.

Lorsqu'elles disposent d'une information non équivoque, les femmes démontrent autant d'habileté et de confiance en elles que les hommes. Dans la situation inverse, lorsque l'information est incomplète ou ambiguë, elles se font moins confiance et sont portées à se sous-estimer. En revanche, les hommes tendent à s'attribuer un trop grand mérite pour leurs succès passés et surestiment leurs compétences.

En bout de ligne, les hommes surestiment la précision de leurs connaissances, effectuent trop de transactions et détiennent des portefeuilles comportant un haut niveau de risque. Les femmes détiennent des portefeuilles à risque moins élevé, font moins d'opérations, mais elles réalisent de meilleurs rendements.

Contrôler le niveau de risque et ses émotions

Essayer de prévoir le comportement des marchés financiers est une tâche difficile, rappelons-le. La majorité des gestionnaires de portefeuilles de l'Amérique du Nord sont incapables d'obtenir un rendement supérieur à celui des indices boursiers pendant de longues périodes. Aussi, dans un tel contexte, les investisseurs devraient plutôt contrôler le niveau de risque de leur portefeuille de même que leurs émotions.

Après avoir obtenu une série de bons rendements mensuels sur les marchés financiers, certains investisseurs, des hommes, le plus souvent, ont tendance à essayer de « battre » le marché de nouveau, à prendre trop de risques et à perdre de vue leurs portefeuilles cibles. D'autres investisseurs, des femmes, le plus souvent, optent pour le maintien de la répartition de leurs actifs et de leurs objectifs à long terme et connaissent davantage de succès.

* BARBER, Brad M., and Terrance ODEAN. Boys Will Be Boys: Gender, Overconfidence and Common Stock Investment, Quarterly Journal of Economics, février 2001.

http://www.dsf-dfs.com/fr-CA/Prtclrs/CnsltCntrFrmtn/ArtclsIntrssnts/InvstssmntFmmsFntMx.htm
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MessageSujet: Re: Investissement : les femmes font mieux!   Dim 16 Avr - 0:13

Les hommes, investisseurs plus audacieux que les femmes

Les femmes versent moitié moins dans leur REER


12 janvier 2005

Par Jean-François Barbe


Les différences hommes-femmes continuent toujours à s'appliquer dans la sphère des investissements, les premiers étant plus audacieux avec des rendements potentiels plus élevés, les secondes, plus prudentes et faisant davantage appel à des conseillers.

Les hommes détiennent plus d'actions et de fonds communs de placement (FCP) alors que les femmes prévoient cotiser beaucoup moins, d'après un sondage de TD Waterhouse.

Les mêmes proportions d'hommes que de femmes détiennent des REER (79% contre 77%). Toutefois, les femmes planifient de verser seulement 56% du montant que les hommes cotiseront cette année à leurs REER (3 450$ comparativement à 6 130$).

Les hommes ont plus tendance que les femmes à investir dans les actions(40% contre 33%), les FCP (59% contre 52%) et les fonds de titres à revenu fixe (12% contre 6%).

Plus de la moitié des femmes (57% contre 42% des hommes) ne connaissent pas le montant dont elles auront besoin à leur retraite, et une proportion inférieure de femmes par rapport aux hommes (41% contre 47%) a calculé ce montant. Les femmes croient également qu'elles auront besoin d'un coussin de retraite considérablement moins important que celui des hommes (627 000$ contre 797 000$).

Le conseiller

Les femmes utilisent davantage les services d'un professionnel que les hommes (77% contre 64%), en sont très satisfaites (49% contre 41%) et préféreraient laisser quelqu'un d'autre s'occuper des détails de leurs placements (35% contre 28%).

Seulement 24% des femmes, comparativement à 41% des hommes, ont extrêmement confiance ou très confiance en leur capacité de vivre une retraite confortable. Davantage de femmes que d'hommes (46% contre 36%) disent qu'elles compteront sur les régimes publics à leur retraite. Plus de femmes que d'hommes (44% contre 27%) trouvent que l'investissement est une source de stress élevée ou modérée, citant le manque de temps.


http://www.financeetinvestissement.com/client/fr/News/DetailNews.asp?Id=5914&cat=6&IdSection=6&PageMem=2&nbNews=&IdPub=




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Press Releases
Attention Business Editors:

Gender gap still wide when it comes to investing, according to TD Waterhouse RSP Poll
- Men more confident than women about meeting retirement goals, more
likely to own stocks and mutual funds
- Women more concerned about rising healthcare costs, having enough
money to retire comfortably
- Women plan to contribute significantly less than men but make monthly
contributions

TORONTO, Jan. 11 /CNW/ - The difference between the sexes is still a
predominant theme when it comes to RSP investing, according to a recent
TD Waterhouse RSP Poll.
Almost the same proportion of men and women own RSPs (79% vs. 77%), but
that is where the similarity ends. When it comes to types of investments,
investing habits, use of advice, expectations for returns and concerns about
retirement, successive TD Waterhouse polls have demonstrated conclusively that
- relative to men - women are more cautious RSP investors, have more worries
about maintaining their living standard and access to healthcare in
retirement, find investing itself to be more stressful, and feel they don't
know how much they need to retire comfortably.
Consistent with their more cautious approach to investing, women are also
more likely than men to rely on - and be satisfied with - professional
financial advice and to make monthly rather than lump sum contributions to
their RSPs.
The poll found that:

- On average, women plan to contribute only 56% of what men will
contribute to their RSPs this year ($3450 vs. $6130).

- Men are significantly more likely than women to own stocks (40% vs.
33%), mutual funds (59% vs. 52%) and income trusts (12% vs. 6%).

- Fewer women than men feel extremely or very knowledgeable about
investing (12% vs. 18%). More than half of women (57%) don't know how
much they will need to retire (vs. 42% of men), and fewer women have
calculated what they will need (41% vs. 47%).

- They also feel they need considerably less of a retirement nest-egg
than men -$627,000 vs. $797,000. However, this is markedly higher than
what was reported in last year's poll ($399,000 for women, $623,000
for men).

"Add it all up and the retirement picture for women continues to be
notably bleaker than for men," says Patricia Lovett-Reid, Senior Vice
President, TD Waterhouse Canada Inc. "The gender differences are both large
and persistent year after year. While our poll deals with attitudes,
expectations and intentions rather than actual life experiences, the
socio-economic implications are real indeed. According to Statistics Canada,
almost four times as many single women over age 65 were living below the
poverty line in Canada in 2002 than single men."
"While women are closing the gap with men when it comes to assessing the
size of the retirement nest-egg they will need, I am still concerned about how
they are going to achieve their objectives," continues Lovett-Reid. "Our poll
shows that women plan to contribute considerably less than men this year, and
the gap seems to be widening over previous years. And while there are no
marked gender differences in what people say is their risk tolerance, women
are nonetheless choosing lower-risk, lower return investments which
compromises their potential earnings over time, and they are showing more
hesitance about getting back into the markets."
Other poll findings:
- Women are more likely to make monthly contributions compared to men.

- More women use professional advice than men (77% vs. 64%), are very
satisfied with it (49% vs. 41%) and would rather have someone else
worry about the details of investing (35% vs. 28%).

- Only 24% of women are extremely or very confident of their ability to
retire in comfort versus 41% of men.

- Men are more likely than women to say it's a good time to invest
whereas women are unsure.

- More women than men (46% vs. 36%) say they will rely on the Canada
Pension Plan, Quebec Pension Plan or Old Age Security in retirement.

- More women than men find investing highly or somewhat stressful
(44% vs. 27%), citing the fact that they don't have enough time to
evaluate their options or that they don't have enough money to invest.

- Women are more likely than men to be concerned about retirement issues
such as the privatization of healthcare (57% vs. 43%), the rising cost
of healthcare (62% vs. 48%), maintaining their current living standard
in retirement (48% vs. 39%) and not having sufficient money to last
through retirement (44% vs. 32%).

- Fewer employed women than men say they will likely be working past the
mandatory retirement age (30% vs. 37%). However, among all respondents
who expect to work past 65, far more men than women say they want to
do so (82% vs. 59%). Among the same category (i.e. those who expect to
work past retirement), many more women feel they will be forced to do
so than men (41% vs. 18%).

"The overall impression from our poll findings is that women are more
worried than men about their financial security in retirement, yet they are
more disengaged from the process of investing and are less aggressive in
taking the steps needed to achieve a comfortable retirement," concludes
Lovett-Reid. "Fewer women have taken even the first step, which is to properly
calculate what income they will need when they are retired.
"If Canadians want to reduce the poverty gap between men and women in
retirement, then somehow we have to find ways to provide more women with
investment skills and confidence so that this gap can be closed forever."

About TD Waterhouse

TD Waterhouse Discount Brokerage, TD Waterhouse Financial Planning,
TD Waterhouse Institutional Services, TD Waterhouse Private Investment Advice
and TD Waterhouse Partner Services are divisions of TD Waterhouse Canada Inc.,
a subsidiary of the Toronto-Dominion Bank. TD Waterhouse Canada Inc. - Member
CIPF. TD Waterhouse Private Client Services means the Toronto-Dominion Bank
and its related companies that provide deposit, investment, loan securities,
trust and other products and services. With more than one million client
accounts, TD Waterhouse is a Canadian leader in wealth management and can be
found on the internet at www.tdwaterhouse.ca.

About TD Bank Financial Group

The Toronto-Dominion Bank and its subsidiaries are collectively known as
TD Bank Financial Group. In Canada and around the world, TD Bank Financial
Group serves more than 13 million customers in three key businesses: personal
and commercial banking including TD Canada Trust; wealth management including
the global operations of TD Waterhouse; and wholesale banking, including TD
Securities, operating in a number of locations in key financial centres around
the globe. TD Bank Financial Group also ranks among the world's leading
on-line financial services firms, with more than 4.5 million on-line
customers. TD Bank Financial Group had CDN$311 billion in assets, as of
October 31, 2004. The Toronto-Dominion Bank trades on the Toronto and New York
Stock Exchanges under the symbol "TD".
For more information, please click on the attached link to the RSP web
site: http://media.tdassetmanagement.com/rsp/2005rsp.asp


For further information: Lisa Hodgins, NATIONAL Public Relations,
(416) 848-1441, lhodgins@national.ca; Stephen Ledgley, NATIONAL Public
Relations, (416) 848-1376, sledgley@national.ca


http://micro.newswire.ca/release.cgi?rkey=1301111515&view=62342-0&Start=200
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MessageSujet: Re: Investissement : les femmes font mieux!   Dim 16 Avr - 0:14





Des femmes prudentes… [1]
par François Brooks

Si je vous ai bien compris, madame Luce Hébert, je serais doté d’une tare biologique qui fait de moi, en tant qu’homme, un être financièrement moins évolué que la femme. Le groupe du genre auquel j’appartiens serait condamné statistiquement à l’infériorité « Boys will be boys ». Quelle tristesse! Et moi qui croyais que la femme était l’égale de l’homme! Bien sûr, quand j’étais petit – j’ai maintenant 50 ans – on m’avait appris que mon sexe était fort et le vôtre faible. Plus tard, on avait rectifié en m’apprenant qu’en vertu du fait que la force physique était devenue inutile, la femme devenait l’égale de l’homme. Mais voilà que vous m’apprenez que les rôles sont maintenant inversés : la femme est supérieure… financièrement!!! Elle manquait au canif multilame féministe celle-là.



Puis-je me permettre d’attirer votre attention sur quelques points qui, dans la construction de votre article, me semblent procéder d’une logique pour le moins rétrograde.

1. Le ton est clair dès le premier paragraphe. La femme préfère confier la gestion de ses finances à un gestionnaire étranger (qui va bien sûr tirer profit d’elle). Que doit-on penser d’un conjoint qui se méfie de nous? Bien sûr tout partenaire de vie n’est pas un conseiller financier avisé mais pourquoi serait-ce la norme de ne pas faire confiance? Fémisexisme?

2. Vous citez une source obscure. Qui est SCOP Recherche Marketing? Quel était l’objectif de l’étude que Desjardins leur a confié? Comment croire qu’une étude aussi sexiste puisse avoir été commandée par un organisme coopératif qui se doit d’être neutre?

3. Deux autres sources que vous citez proviennent d’un pays qui n’est pas le mien. Pourquoi devrais-je me reconnaître dans ces statistiques?

4. Une de ces enquêtes s’appuie sur un échantillonnage ridiculement petit : 1000 investisseurs. L’autre présente quatre fois plus d’hommes dans l’échantillonnage que de femmes. Comment pouvez-vous avoir l’audace de les présenter comme pertinentes?

5. Il est reconnu qu’une personne ayant le derrière dans un four et la tête dans le congélateur est « statistiquement confortable ». Il est donc d’usage d’utiliser ce genre d’argument avec prudence. L’ensemble de votre argumentation reposant sur l’argument statistique ne démontre-t-il pas votre imprudence? Feriez-vous partie des hommes que vous dénoncez?



Des arguments statistiques oui, mais pour leur faire dire quoi?



1. Que les femmes gèrent avec prudence alors que les hommes le font par défi et amour du risque. Si je comprends bien, l’audace tient lieu de défaut dans votre esprit féministe.

2. Que les femmes ont des valeurs éthiques alors que les hommes ne sont d’abord mûs que par l’appât du gain. Être homme, est-ce donc d’abord être immoral?

3. Que les femmes font moins d’erreurs que les hommes dans leurs investissements. Elles apprennent de ces erreurs alors que cette faculté est déficiente chez l’homme. Les hommes s’entêtent donc à être audacieux, et bien sûr, comme ci-haut, la féministe voit dans cette qualité un défaut.

4. Qu’il est donc plus facile pour une femme de s’en tirer financièrement puisque « ELLE » est meilleure, plus bonne etc. CQFD



Mais le clou est donné par votre dernière phrase de la page 21, où, après avoir louangé le fait que vous soyez femme, (grand bien vous fasse, faudrait-il que je m’attriste d’être né homme?) vous ajoutez (j’ai dû relire trois fois pour m’assurer que je n’avais pas la berlue) que votre sexe est doté de prudence ainsi que de modestie rentable (!!!) Quelle modestie!



Quand on sait que le principal moteur du rendement économique est le risque, et que c’est d’ailleurs ce risque qui justifie des gains d’autant plus élevés, je me demande si nous vivons dans le même monde. « Hé les filles, ne risquez rien! Laissez les gars se casser les dents! », semblez-vous nous dire. Mais si personne ne prenait l’initiative d’investir dans les entreprises les plus risquées elles auraient vite fait de toutes disparaître. Ainsi donc, si le comportement féminin à l’investissement que vous louangez tant devait se propager, si les hommes « féminisaient » leur comportement financier, ne craindriez-vous pas que l’économie globale en souffre? Les entreprises plus risquées ne sont elle pas souvent très utiles? Je vous laisse trouver les exemples…



J’ai peine à croire que l’équipe de rédaction [2] (à majorité féminine) ait laissé passer votre texte. Pour un peu, j’attraperais votre maladie et je soutiendrais que vos tares sont dues à votre sexe, mais les femmes que je fréquente n’ont pas l’habitude de s’obnubiler ainsi. J’aime la femme non pas en tant que femme, mais bien parce qu’elle fait partie du genre humain auquel j’aime m’identifier lorsque je reconnais une pensée articulée autour de valeurs humaines qui nous tirent vers le haut. Je déteste ce genre humain lorsqu’il s’octroie la vanité d’écraser l’autre pour se glorifier, qu’il soit homme ou femme. Et je déteste en moi ce genre humain que je reconnais en lisant votre texte.



Quel gain tirez-vous de ce triste exercice d’écriture? Expliquez-moi quel sentiment vous cherchez à faire naître chez les femmes et les hommes qui vous liront? Et même si c’était vrai, par exemple, que les blancs sont supérieurs aux noirs comme l’avait démontré si élégamment Gobineau au XIXe siècle, quel autre but peut-on viser en affirmant une telle « vérité » que susciter la haine et le ressentiment? Avons-nous besoin de provoquer de tels sentiments? Est-ce éthique de le faire?



En vous lisant, si j’étais femme, j’aurais honte. Votre texte devrait me donner un peu plus de fierté d’être un homme, mais ce serait entrer dans votre étroite vision du rôle des sexes. J’ai donc honte pour vous.



Aujourd’hui, je n’écoute plus la radio ni la télévision que sous recommandation. J’en ai marre de vivre par médias interposés qui n’en finissent plus de me dire que l’homme est inférieur et de le démontrer, « statistiques à l’appui ». On se croirait en pleine montée de racisme comme dans l’Allemagne antisémite de 1938.



Je lisais encore le journal Mes finances Ma Caisse parce que, jusqu’ici, il avait été épargné de l’esprit sexiste qui obnubile la pensée populaire actuelle. À moins que vous ne fassiez amende honorable, je devrai désormais mettre votre journal aux poubelles. Je n’aime pas me faire insulter par des esprits rétrogrades et je compte bien prendre les mesures pour ne plus que ça se reproduise.



J’ai investi – peut-être à tort – toutes mes économies à la Caisse populaire Desjardins. Depuis longtemps aussi, j’ai influencé de nombreux amis et amies à faire de même en leur expliquant la vocation communautaire de cette institution québécoise inaugurée par monsieur Desjardins, un homme qui a pris des risques que vous n’auriez peut-être pas eu l’audace de prendre.



À présent que j’ai lu votre texte dans le dossier « Femmes et finances personnelles », je me demande si vous ne préféreriez pas, somme toute, que les hommes aillent investir leur argent ailleurs. Après tout, avec la logique qui se dégage de votre article, madame Luce Hébert, je ne me sens plus très bien accueilli dans votre institution en tant qu’homme. Soyons logique. Si les hommes sont de moins bons gestionnaires que les femmes, à quoi bon vous en encombrer? Lancez donc votre propre caisse populaire plutôt que de cracher sur le caractère des hommes qui ont contribué à vous créer une institution qui vous donne un emploi sécuritaire. Mais ça, vous ne sauriez le faire. Non que vous en seriez incapable, mais parce que votre esprit féministe vous a convaincu que vous êtes une femme qui se flatte de ne pas prendre trop de risques.



Dieu merci, avant que vous ne vous en tapiez les bretelles, il y a eu des géants sur les épaules de qui vous êtes assise et que vous refusez d’honorer. Comme si, toute femme que vous êtes, vous n’étiez née que de votre propre sexe. Ce n’est pas un cours de finance ni de statistiques dont vous auriez besoin mais d’un cours d’histoire et de philosophie pour vous rappeler que le monde ne se serait pas fait sans les hommes.



Ceci dit, votre article est-il bien éthique? Ne contrevient-il pas à la Charte des droits et libertés qui me garantit l’égalité et interdit la discrimination fondée sur le sexe? Si vous étiez n’importe quel quidam je passerais l’éponge en invoquant votre liberté d’expression à dire n’importe quelle sottise. Mais c’est en tant que membre actif à part entière d’une coopérative que vous avez pris la parole et j’estime qu’il est de mon devoir de vous rappeler à l’ordre étant moi-même membre de ce même mouvement. Comment peut-on penser qu’en publiant des propos aussi borgnes nous aiderons le mouvement Desjardins à progresser?

Ã


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[1] Lettre ouverte en réaction à l’article du même titre de madame Luce Hébert, Planificatrice financière à la Caisse Desjardins Pierre-Boucher, Longueil, paru dans la revue des membres de Desjardins Mes Finances Ma Caisse Novembre-décembre 2005 Volume 42, No.5, page 21 : « Des femmes prudentes… »

[2] Micheline Piché : Rédactrice en chef

André Forgues : Directeur des Communications et Publicité institutionnelle

Micheline paradis : Vice-présidente

Odette Dionne : Chargée d’équipe Publications et Publicité institutionnelle

Solange Deschênes : Révision des textes

Brigitte Cloutier : Publicité
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