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 Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)

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Action



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MessageSujet: Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)   Dim 16 Avr - 1:03

Extraits:


Citation :
Pendant ce temps-là, de retour au Québec…

Cependant, une autre force s’est manifestée depuis plusieurs mois. Option Citoyenne (OC) regroupe plus de 2000 « enfants », comme se plaît à appeler ses membres sa principale dirigeante, Françoise David. Pas étonnant qu’on s’amuse à l’appeler Matante… Cependant, il n’y a rien de très drôle chez madame David. Avec son acolyte François Saillant, elle partage un passé commun dans l’Organisation marxiste-léniniste du Canada En Lutte! , une formation « anti-révisionniste » relativement importante dissoute au début des années 80. Mais il y a longtemps que David, Saillant et de nombreuses autres personnes de leur entourage ont connu leur « Bad-Godesberg » (2). Depuis des années, les hommes et les femmes qui dirigent cette formation ont fait carrière en tant qu’interlocuteurs et interlocutrices de l’État « en faveur des démunis ». Lorsqu’à la télé, dans les journaux ou dans les commissions parlementaires, nos exploiteurs ont besoin d’une opposition loyale et responsable, c’est habituellement à eux que l’on donne la parole. Ils n’ont jamais été élus par la base qu’ils prétendent représenter. Ils officient de par leur fonction stipendiée par l’État. Ils ont sans doute été désignés par leurs pairs également subventionnés, mais leur importance tient uniquement de leur reconnaissance par l’État. Ce sont ce que les américains caractérisent avec beaucoup de justesse des « poverty pimps ».






Citation :
Dirigeante et principale porte-parole, madame David a largement bénéficié de son rôle d’ex-dirigeante de la Fédération des femmes du Québec. À ce poste, elle a organisé une vaste opération de récupération, la marche « Du pain et des roses ». Durant cette campagne, très largement médiatisée, elle a fait marcher 600 femmes sur de longues distances pour enfin arriver à Québec. Du haut d’une tribune qu’elle partageait avec le Premier ministre Parizeau, elle avait alors annoncé une série de gains (des vétilles), tous préalablement négociés avec l’État. Plus tard, à l’automne 2000, elle récidivera avec une prétendue Marche mondiale des femmes dont on retiendra qu’elle fut la seule manifestation à laquelle j’ai participé au Québec où le service d’ordre a physiquement tenté d’interdire le droit de diffusion de toute littérature n’ayant pas reçu l’imprimatur des organisateurs, en l’occurrence madame David et son équipe de censeurs féministes. C’est sans doute un reliquat de ses années obscures qu’elle a longtemps tenté de faire oublier, alors qu’elle participait à la direction d’une organisation stalinienne. Cette épisode stalinienne allait être suivie d’une brève et peu glorieuse parenthèse syndicale avant qu’elle ne se réinvente en incarnation vivante du féminisme québécois : une féministe de gauche, mais de la gauche réaliste. Voyons donc maintenant qu’elle est la nature et la substance de cette gauche.




Citation :
Au référendum d’octobre 1995, Françoise la toute nouvelle héroïne des causes populaires, se portera à la défense du chef nationaliste et avocat du grand patronat Lucien Bouchard, après son fameux discours raciste sur la natalité : « On est une des races blanches… ». Après son intervention, les médias étoufferont alors aussitôt l’affaire. La papesse du pain et des roses avait jugé que l’intervention de Bouchard n’était pas méchante. Plus tard, lors du Sommet de Québec au printemps 2001, elle dénoncera la « violence » des manifestants après qu’une grande partie de la ville leur fut interdite et alors que ceux-ci subissaient des charges policières et essuyaient salves après salves de tirs de grenades lacrymogènes et de balles de plastic. Mais, grâce à ses complicités en haut lieu, son habile fausse modestie et son omniprésence sur les plateaux des émissions d’affaires publiques et dans les pages d’opinion, l’ambitieuse politicienne, tel un phénix arrive toujours à renaître de ses cendres.



L'article au complet:
http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=22038


Ah ha ! Avec cette petite biographie de LA MATANTE d'Option Citoyenne, on commence à voir qu'elle n'est pas sainte pantoute !

Enfin on a l'heure juste sur cette politicienne.... opportuniste !
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MessageSujet: Re: Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)   Dim 16 Avr - 1:03

VISION FONDATRICE (D'OPTION CITOYENNE)
(extrait):
• Nous affichons clairement nos valeurs écologistes, de gauche, démocratiques, pluralistes, antiracistes, féministes, altermondialistes et pacifistes. Nous voulons les clarifier, ici, avant d’établir un programme d’action pour un parti politique offrant des propositions concrètes pour la transformation de notre vie, de notre région, de notre pays et de notre monde.

http://www.optioncitoyenne.ca/pdf/rn2005/rn2005_final_vision_fondatrice.pdf




Et le fameux mémoire misandre d'Option Chitoyenne présenté en Commission Parlementaire (plus féministe victimaire que ça... tu meurs ! ):
http://www.optioncitoyenne.ca/pdf/memoire_egalite_h-f_03-02-05.pdf
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MessageSujet: Re: Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)   Dim 16 Avr - 1:04

Le mémoire d'Option chitoyenne au complet:
http://www.optioncitoyenne.ca/pdf/memoire_egalite_h-f_03-02-05.pdf



Pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes

Mémoire présenté à la Commission parlementaire sur l’égalité entre
les femmes et les hommes

Par Option citoyenne
Février 2005

Pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes
Qui sommes-nous ?
Option citoyenne est un mouvement politique dont l’objectif est ’intervenir dans la sphère politique partisane en y proposant la construction d’un Québec centré sur la recherche du bien commun. Composé d’hommes et de femmes, Option citoyenne propose des valeurs comme l’atteinte de la justice sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes, une vision écologiste de l’avenir du Québec, le combat contre le racisme, la résolution des conflits par des moyens pacifiques et la solidarité entre les peuples.

Option citoyenne croit que l’analyse féministe doit inspirer réflexions et actions dans la poursuite de l’égalité entre les hommes et les femmes. Notre intervention à cette commission parlementaire vient indiquer toute l’importance que nous accordons à cet objectif.

Faut-il encore parler d’égalité, au Québec, en 2005 ?
Dans l’avis intitulé « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes » (CSF, Québec 2004), le Conseil du statut de la femme écrit ceci :
« Bien que les femmes du Québec bénéficient aujourd’hui de l’égalité de droits, il reste
encore du chemin à parcourir avant d’arriver à une égalité de fait. » (Avis CSF page 15)
Cette assertion est globalement exacte. Il faudrait cependant une analyse plus fine pour que
nous puissions affirmer avec certitude que les femmes autochtones vivant en territoire
québécois, de même que toutes les femmes immigrantes et issues de communautés culturelles,
jouissent d’une entière égalité de droits avec les hommes. Il est permis d’en douter lorsque
l’on sait que dans la communauté juive orthodoxe les lois religieuses ont tendance à primer
sur le code civil québécois et que le Conseil musulman de Montréal réclame du ministre de la
justice, Jacques Dupuis, la reconnaissance étatique d’un conseil de la charia même si le
Conseil musulman tente de faire passer cet organisme pour une simple instance de médiation
tout à fait inoffensive !
Admettons que les avancées des Québécoises depuis 40 ans sont énormes et font l’envie des
femmes de bien d’autres pays. Le CSF illustre largement ces avancées dans son avis. Il est
cependant rassurant que le Conseil souligne que l’égalité de droit n’est pas l’égalité de fait et
que des moyens sont à trouver pour avancer rapidement vers cette véritable égalité combattue
par une droite morale de tradition chrétienne de plus en plus influente en Amérique du nord.
Comment oublier qu’en ce moment même :
 les gains moyens des femmes en 2001 sont encore à 69% de ceux des hommes ;
 le tiers des emplois créés entre 1988 et 2002 sont à temps partiel et occupés aux deux
tiers par des femmes. Minoritaires dans l’emploi total, les femmes sont majoritaires
dans les emplois précaires (temps partiel, temporaires, à terme, occasionnels, etc.) ;
 les femmes forment 30,4% de la députation québécoise et seulement 11% sont
mairesses ;
3
 en 2001, 71,2% des employés-es au salaire minimum sont des femmes ;
 les métiers traditionnellement féminins vers lesquels les jeunes filles se dirigent encore
massivement demeurent sous-payés en comparaison avec les métiers
traditionnellement masculins ;
 beaucoup de femmes immigrantes sont pauvres, isolées et ignorantes de leurs droits ;
 la majeure partie des responsabilités domestiques et familiales est assumée par les
femmes de même que l’aide et le soutien aux proches ;
 les familles monoparentales à très faible revenu sont le plus souvent dirigées par une
femme ;
 Le recensement de 2001 nous apprend que 55% des ménages québécois dont le
principal soutien financier est une femme sont locataires contre 34% des hommes dans
la même situation ;
 22,8% des femmes et 17,3% des hommes entrent dans la classe élevée de l’indice de
détresse psychologique. Une recherche récente citée dernièrement dans la Presse
indique que ce fait pourrait être associé à la double tâche assumée principalement par
les femmes, entraînant chez plusieurs une situation de dépression ;
 cinq fois plus de femmes que d’hommes sont victimes de violence conjugale ;
 au Canada, 82% des victimes d’agression sexuelle sont des femmes.
Est-il besoin d’en dire plus ? On voit bien que l’égalité des droits ne signifie pas l’égalité dans
les faits même si, convenons-en, pour beaucoup de femmes québécoises, la société apporte
bien plus de choix et de possibilités que pour leurs mères et leurs grands-mères.
Mais comment avancer vers l’égalité ? Comment nous assurer qu’aucune femme ne restera
sur le quai de la gare à cause d’un handicap, de la couleur de sa peau, de son statut social ou
de son origine ethnique ? La lutte pour l’égalité n’appartient-elle qu’aux femmes ? Quelles
alliances forger ? Quel doit être le rôle de l’État dans cet immense chantier ?
Le document « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les
hommes » tente de répondre à ces questions. Il nous propose trois leviers pour travailler à
l’égalité : une approche spécifique, une approche transversale, une approche sociétale. Puis, il
définit sept orientations et plusieurs axes d’intervention. Option citoyenne veut commenter
l’introduction de ces leviers de même que certaines des orientations. Nos commentaires et nos
recommandations seront généraux, laissant aux groupes de femmes le soin de faire des
propositions plus détaillées dans les champs d’activités qui les concernent.
3) Des leviers utiles ?
« L’idéal d’égalité recherché entre les femmes et les hommes suppose la correction des
inégalités et l’élimination de toutes les discriminations basées sur le sexe. (…) Il implique que
la société soit libérée de la hiérarchisation des rapports sociaux entre les hommes et les
femmes et que le sexe ne soit plus un marqueur des rôles sociaux. » (Avis, page 33)
Option citoyenne souscrit à cette définition de l’égalité – tout en soulignant l’importance de
l’égalité entre les femmes elles-mêmes – et veut intervenir sur les leviers proposés en
s’interrogeant sur leur pertinence.
D’abord, l’approche spécifique. Il s’agit, dit le Conseil « d’un ensemble d’actions concrètes
ciblant particulièrement les femmes, dans le but explicite de prévenir ou de corriger les
4
inégalités dont celles-ci sont encore victimes » (Avis page 35). S’adressant aux femmes en
général ou à des groupes particulièrement discriminés, l’approche spécifique conserve toute
sa place et sa légitimité malgré le chemin parcouru à ce jour par de nombreuses femmes. Par
exemple, rappelons que la scolarisation massive des filles est loin de se traduire par une
véritable équité salariale ou par une possibilité égale d’avancement ou de promotion dans les
milieux de travail. Soulignons que les femmes immigrantes ont parfois de la difficulté à avoir
accès à des cours de français et se voient confinées à des emplois de misère. Les femmes
autochtones subissent diverses formes de violence en plus grand nombre que leurs consoeurs
québécoises. Un nombre insuffisant de femmes arrive à se frayer un chemin vers des postes
décisionnels dans la sphère politique.
Recommandation 1
L’approche spécifique demeure donc déterminante pour de nombreuses catégories de
femmes et Option citoyenne souhaite que le gouvernement du Québec soit davantage
proactif en matière d’équité salariale, maintienne les programmes d’accès à l’égalité en
dégageant les ressources nécessaires à leur réalisation et leur évaluation, prenne en
compte les problèmes spécifiques aux femmes doublement discriminées et propose des
mesures favorisant un accès accru des femmes dans la sphère politique.
Parlons maintenant de l’approche transversale décrite comme suit par le Conseil : « Il s’agit
de viser à ce que les lois, politiques, programmes et services publics dans leur ensemble, et
particulièrement ceux qui soulèvent les enjeux les plus importants, aillent dans le sens de
l’égalité entre les femmes et les hommes ou n’y contreviennent pas. » (Avis page 36). Cette
approche est essentielle car elle vient outiller les gouvernements dans leur rôle de leadership
en matière d’égalité. Option citoyenne croit en effet que ce rôle est crucial et qu’un
gouvernement doit se donner comme mandat de garantir le respect effectif des droits
fondamentaux de toutes et tous. Voilà pourquoi un gouvernement doit se doter d’outils
d’analyse permettant de détecter les inégalités et les discriminations ou encore les effets
pervers de politiques en apparence intéressantes. L’approche intégrée de l’égalité est utile et
doit compléter l’approche spécifique. Nous reviendrons plus loin sur les organismes
gouvernementaux nécessaires à la mise en œuvre de l’approche transversale.
Nous convenons aussi que cette approche permettra au gouvernement d’effectuer les
recherches et les ajustements nécessaires à une compréhension et à une action tenant en
compte les différences entre les sexes.
Recommandation 2
Option citoyenne appuie donc l’approche transversale afin que tout l’appareil
gouvernemental de même que les services publics contribuent à l’atteinte de l’égalité
entre les femmes et les hommes et développent des actions prenant en compte les
différences entre les sexes.
Et finalement, l’approche sociétale. Nous sommes d’accord avec l’idée qu’une mobilisation
générale est nécessaire pour que tous les acteurs sociaux se sentent interpellés et engagés dans
le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes. On parle ici des mouvements
sociaux, des services publics, des instances locales et régionales, des médias, etc. Et l’on fait
5
appel tant aux hommes qu’aux femmes sans quoi des changements en profondeur
demeureront très difficiles. Nous pensons ici aux combats contre les discriminations au
travail, au développement de la conciliation famille-travail, au partage des tâches éducatives
et domestiques, à l’élimination du sexisme et des stéréotypes sexuels ainsi que de la violence
faite aux femmes etc. Multiples sont les terrains de lutte et de changements où les alliances
entre les hommes et les femmes feront la différence entre la situation actuelle et un futur où
les femmes et les hommes vivront dans l’égalité enfin réalisée.
Cela dit, il ne faut pas tout confondre. Option citoyenne met en garde le Conseil du statut de
la femme et le gouvernement qui a demandé l’avis dont nous discutons, de ne pas mélanger
les alliances nécessaires et la prise en charge par les femmes ou leurs organismes
représentatifs, de problèmes spécifiques aux hommes. Ces problèmes existent. On parle
souvent du décrochage scolaire des garçons, du haut taux de suicide chez les jeunes hommes
ou des difficultés de plusieurs hommes à s’extirper des stéréotypes qui les entraînent dans des
voies néfastes, pour leur santé, par exemple. Cette situation est préoccupante et de
nombreuses féministes, qui sont aussi conjointes, mères, sœurs, amies, s’inquiètent pour ces
hommes qui risquent parfois leur santé et leur vie à cause de comportements à risque, du refus
de consulter, d’une détresse qui ne veut pas être nommée, même avec les proches. Il
n’appartient cependant pas aux organismes gouvernementaux chargés de condition féminine
de porter la responsabilité de la détresse masculine. Celle-ci n’est pas due à une inégalité entre
les sexes ou à des discriminations en fonction du sexe mais elle est plutôt le produit d’une
culture, d’une histoire, de stéréotypes, de comportements à questionner profondément. Ce
sont les hommes, en premier lieu, qui peuvent le faire. Cela dit, des ministères, celui de la
santé, par exemple, doivent envisager des approches nouvelles dans leurs services aux
hommes en difficulté tout comme ils l’ont parfois fait pour les femmes, avec succès.
Bon nombre d’hommes québécois ont pris acte, bien sûr, des changements survenus dans les
rapports entre les sexes et de la place grandissante des femmes dans l’espace public. Mais les
institutions, les mentalités, les traditions, la culture, la publicité, ne sont pas si faciles à
changer. Il n’est pas étonnant que les femmes doivent encore et encore lutter pour la conquête
de leur autonomie, pour un salaire égal, pour que les hommes assument pleinement leurs
responsabilités dans la famille, pour vivre des relations égalitaires et exemptes de toute
violence. Il n’est pas étonnant non plus que des hommes cherchent à re-définir leur identité, se
demandent comment entrer en relation avec l’autre sexe, tâtonnent un peu dans l’exercice de
leurs responsabilités familiales. D’aussi grands changements contiennent forcément leur lot de
souffrances et de difficultés de part et d’autre.
Ce que nous devons défendre, c’est que ces changements sont profitables à tous et à toutes. Et
c’est pourquoi nous devons y travailler ensemble ; qu’il s’agisse de conciliation familletravail,
de relations égalitaires entre les sexes, de co-responsabilité parentale, d’égalité au
travail, les changements seront bénéfiques à toute la population.
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MessageSujet: Re: Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)   Dim 16 Avr - 1:04

SUITE...


Recommandation 3
Option citoyenne souscrit à l’approche sociétale de mobilisation de tous les acteurs
sociaux, les hommes y inclus, pour atteindre l’égalité entre les hommes et les femmes.
Cependant, nous demandons au gouvernement du Québec d’opérer une distinction
entre les alliances nécessaires entre les hommes et les femmes dans la lutte pour l’égalité
entre les sexes et la prise en charge des problèmes spécifiques à plusieurs hommes par
des organismes chargés de condition féminine.
Que dire sur les orientations proposées ?
Le Conseil du statut de la femme propose plusieurs orientations et axes d’intervention
intéressants. Nous ne les commenterons pas tous. Nous voudrions attirer l’attention du
gouvernement du Québec sur l’un des aspects de la vie des femmes : leur situation
économique et son rapport avec la conciliation famille-travail.
Le monde dans lequel nous vivons est marqué par l’idéologie néolibérale et le Québec n’y fait
pas exception. Ce monde se caractérise par l’apologie des profits rapides pour une minorité,
une compétitivité exacerbée, le non-respect de l’environnement, des droits des travailleuses et
travailleurs, des besoins des familles. On nous incite à consommer toujours plus sans égard à
notre capacité de payer. Plusieurs employeurs considèrent la main d’œuvre comme une
ressource jetable après usage. Les plus vulnérables sont exploités honteusement, beaucoup de
personnes craquent devant la lourdeur des tâches et des responsabilités. Les femmes – et un
nombre grandissant d’hommes – tentent tant bien que mal de concilier le travail et la vie
familiale et plusieurs commencent à remettre en question cette société non-humaine qui abîme
les individus et la planète même.
Il est important de dire ces choses si nous ne voulons pas tomber dans l’angélisme avec des
propositions qui ne tiendraient pas compte de la vie réelle des femmes – et des hommes-
québécois.
Par exemple, lorsque les usines de textile ou de vêtements ferment les unes après les autres,
dans un dénouement prévisible en cette ère de mondialisation, qui a une pensée pour les
milliers de femmes qui se retrouvent sans emploi ? Qui s’émeut de savoir que des femmes
immigrantes, devenues aide-domestiques au Québec, vivent parfois dans des conditions
proches de l’esclavage ? Qui a conscience que la fameuse loi sur l’équité salariale ne
s’applique pas à la majorité des travailleuses, vendeuses, serveuses, éducatrices en garderie,
coiffeuses…puisqu’elles travaillent dans des entreprises de moins de 10 employés ? Qui sait
que les travailleuses autonomes gagnent moins des deux tiers du revenu des hommes, ne
bénéficient d’aucun congé parental et se retrouvent souvent dans la situation de tout faire en
même temps : leur travail rémunéré, l’éducation des enfants et les tâches ménagères ? A-t-on
pris conscience que les nombreuses travailleuses des centres d’achat viennent de voir leurs
horaires chambardés parce que les propriétaires de ces paradis artificiels de la consommation
veulent nous inciter à acheter plus, toujours plus ? A-t-on une pensée pour les travailleuses
des services publics qui ont vu leurs emplois se raréfier et devenir de plus en plus précaires et
dont les tâches sont de plus en plus lourdes ? Ne devrait-on pas réclamer avec force des
services de maintien à domicile, procurant ainsi des emplois à de nombreuses personnes,
surtout des femmes, et soulageant d’autres femmes d’une aide devenue trop lourde à porter ?
7
Finalement, avons-nous compris que le projet de loi 57 modifiant encore une fois le régime de
la sécurité du revenu, va appauvrir des milliers de femmes et d’hommes déjà à la limite de la
survie dans une province pourtant suffisamment riche pour se payer des baisses d’impôt ?
Aucune des recommandations du CSF ayant trait à la situation économique des femmes et à la
conciliation famille-travail ne pourra avoir une portée véritable sans une remise en question
profonde du fonctionnement économique et social de notre société. Bien sûr, des contraintes
existent et tout ne pourra être changé en même temps et rapidement. Mais des pas importants
peuvent se faire.
Recommandation 4
Option citoyenne recommande que la Loi sur les normes du travail soit bonifiée pour
protéger davantage les travailleuses et travailleurs atypiques, que la loi sur l’équité
salariale soit appliquée avec vigueur, que des ressources additionnelles soient consenties
aux services publics, que les prestations des personnes à l’aide sociale soient augmentées
de façon à couvrir leurs besoins essentiels et que le gouvernement du Québec renonce à
des baisses d’impôt qui ne profiteront qu’aux riches et empêcheront l’État de se doter
d’outils essentiels à la lutte contre la pauvreté et à ses autres responsabilités.
Pour finir, la septième orientation. Le Conseil propose « d’assurer l’ancrage de l’égalité entre
les femmes et les hommes au sein du gouvernement. » (Avis page 151)
Il est en effet essentiel d’assurer au sein même de l’appareil d’État une présence d’organismes
et de personnes responsables de l’égalité entre les hommes et les femmes si l’on veut qu’une
politique globale en matière d’égalité soit mise en œuvre. La volonté d’associer les
parlementaires de même que des organismes de la société civile aux actions
gouvernementales pour l’égalité est tout aussi louable.
Jusqu’ici, les femmes québécoises ont pu compter sur un Secrétariat à la condition féminine,
des répondantes dans tous les ministères et un Conseil du statut de la femme. Les rôles et
mandats de ces différents acteurs sont campés et se complètent mutuellement. Par exemple, le
Secrétariat agit à l’intérieur de l’appareil gouvernemental tandis que le Conseil jouit d’une
certaine autonomie qui lui permet d’intervenir publiquement lorsqu’il le juge à propos. Ces
deux mandats ne peuvent être remplis par un même organisme. Cependant, Option citoyenne
croit que ces organismes ou personnes responsables demeurent indispensables au passage de
l’égalité formelle entre les femmes et les hommes à l’égalité réelle. En conséquence,
Recommandation 5
Option citoyenne recommande le maintien d’un Secrétariat à l’égalité entre les femmes
et les hommes, d’un Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes et de
répondantes à l’égalité dans tous les ministères. De plus, Option citoyenne réclame avec
force que la ministre responsable de l’égalité entre les femmes et les hommes redevienne
ministre en titre, confirmant ainsi l’importance que le gouvernement accorde à cette
question cruciale.
8
De plus, Option citoyenne recommande qu’une reddition de comptes soit exigée de la
part des ministères, organismes et instances auxquelles le gouvernement délègue des
pouvoirs et responsabilités quant aux actions entreprises et aux résultats obtenus en
matière d’égalité.
En conclusion
L’avis produit par le Conseil du statut de la femme est éclairant à plusieurs égards. Il campe
bien la situation des femmes québécoises aujourd’hui. Il lance un appel à la mobilisation de
tous les acteurs sociaux dans l’atteinte de l’égalité entre les sexes. Il propose des axes
d’intervention à mettre en œuvre pour réaliser l’égalité en même temps qu’il nous convie à
l’examen des différences entre les hommes et les femmes afin de planifier des actions tenant
compte de ces différences.
Cela dit, des glissements demeurent possibles et il faut les éviter. Le tout premier serait
d’entretenir une confusion entre la nécessité d’effectuer une analyse différenciée selon les
sexes pour déterminer les meilleurs modes d’intervention quant aux problèmes vécus de part
et d’autres et la négation des inégalités systémiques persistantes qui affectent les femmes
d’abord et avant tout.
Le deuxième glissement serait de négliger la nécessaire remise en question de la société
fondée sur les pouvoirs, les profits et les performances de quelques-uns en s’imaginant que
dans cette société mercantile et portée à un individualisme exacerbé, des changements
profonds sont possibles, en particulier dans le monde du travail.
Le troisième serait, sous prétexte de « modernisation de l’État » d’abolir des organismes
d’État ou de chercher à fusionner ce qui ne peut l’être, simplement pour des économies de
bout de chandelle.
Les Québécoises méritent mieux. Elles ont besoin d’un gouvernement qui croit fermement
que l’égalité est possible et qui met tout en œuvre pour y arriver, avec le soutien et le
concours de la société civile. Elles veulent vivre dans une société où elles se rassemblent
autour d’un projet social fondé sur le bien commun, un projet profitable autant à elles qu’aux hommes du Québec.
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MessageSujet: Re: Révélations sur "Sainte" Françoise David (OC)   

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